Italie : Un « couple homosexuel ne peut assurer la fonction de parentalité »
Rome, 14 novembre 2004 (Apic) Un couple homosexuel ne peut assurer la fonction de parentalité, estime le psychanalyste français Tony Anatrella. Ce dernier s’en est pris au projet controversé d’une loi contre l’homophobie en France, qui sera mis en discussion le 7 décembre prochain, qualifiant cette loi de « dangereuse ». Selon lui, le mariage, au lieu de signer l’engagement entre un homme et une femme, deviendrait la reconnaissance par la société de sentiments entre deux individus.
Il ne faut pas dissocier la relation parentale et l’acte sexuel et faire ainsi de la paternité et de la maternité de simples fonctions symboliques et égoïstes méconnaissant la psychologie de l’enfant, a déclaré le Père Anatrella lors de la table ronde « Les parents de demain. Question de société autour du mariage homosexuel », organisée le 11 novembre par le Centre culturel Saint-Louis de France à Rome.
D’autres intervenants ont pris par à cette rencontre : le Père Jean-Paul Durand, doyen de la faculté de théologie de l’Institut catholique de Paris et consulteur du Conseil pontifical pour les textes législatifs, et Michel Rouche, professeur émérite de la Sorbonne, spécialiste de l’histoire de la sexualité, ont pris part à cette rencontre.
« L’idée du mariage entre des gens du même sexe est devenu possible à partir de la remise en cause de cette institution en occident », a commenté Tony Anatrella. « Le mariage, au lieu de signer l’engagement entre un homme et une femme, deviendrait la reconnaissance par la société de sentiments entre deux individus », a-t-il poursuivi. « Il s’agirait alors de séparer l’acte sexuel de celui de la procréation, de différencier la conjugalité de la parentalité, de dissocier la procréation de la différence sexuelle », a insisté le psychanalyste.
Définition peu claire
La seule différence sexuelle qui existe est celle « entre un homme et une femme, il n’y en a pas d’autre, contrairement à ce que prétend la théorie du ’gender’ », a-t-il encore rappelé, dénonçant la volonté des groupes militants homosexuels réclamant le droit au mariage et à l’adoption. Pour l’enfant, « l’homosexualité n’est pas un modèle d’identification. « Il ne faut pas agir en dehors des enfants dont on connaît la psychologie ».
La militance homosexuelle peut être « un système pervers dont les médias sont les relais pour revendiquer le changement des législations », a encore déclaré le prêtre psychanalyste.
Ainsi, pour le prélat, le projet controversé d’une loi contre l’homophobie en France, qui sera mis en discussion le 7 décembre prochain, est une « loi dangereuse ». D’une part, « la définition de l’homophobie n’y est pas claire » et, d’autre part, « si cette loi est votée, le mariage et l’adoption homosexuels pourraient être adoptés, car les refuser serait juger comme un acte discriminatoire puni par la loi ».
« Que signifie ce recours au législateur de la part des lobbies? », s’est quant à lui interrogé le père Jean-Paul Durand. « Une chose est un accompagnement social, une autre de l’élever en règle de droit. Il ne faut pas ériger en modèle une situation de fait », a-t-il conclu. (apic/imedia/hy/pr)
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