S’adapter à la société contemporaine

Royaume-Uni: Rapport sur les consécrations de femmes évêques dans l’Eglise anglicane

Londres, 16 novembre 2004 (Apic) Un groupe de travail de l’Eglise d’Angleterre a publié début novembre un rapport sur l’ordination de femmes au poste d’évêque. Selon le document, l’Eglise se doit d’éviter un anachronisme qui nuirait à la crédibilité de son message.

« Une égalité des chances qui ne tient pas compte des différences entre les femmes et les hommes restera un trait principal de la société occidentale. L’Eglise d’Angleterre ne pourra pas promouvoir l’Evangile de façon efficace si ses structures renferment un sexisme inacceptable pour la société contemporaine », indique le groupe de travail dans son rapport.

Des femmes ont en fait été ordonnées à la prêtrise dans l’Eglise d’Angleterre depuis 1994, après une décision prise deux années auparavant, rappelle l’Agence oecuménique ENI. Toutefois, la décision d’avoir des femmes évêques ne découle pas automatiquement de la décision de 1992 d’accepter des femmes prêtres, souligne le rapport, qui présente des arguments pratiques et théologiques pour et contre la nomination de femmes évêques, mais ne fait aucune recommandation officielle.

Le synode général de l’Eglise d’Angleterre débattra du rapport en février 2005 comme première étape d’un processus qui pourrait déboucher sur la consécration des femmes comme évêques dès 2009. La consécration de femmes évêques a été acceptée en principe dans 14 des 37 provinces de la Communion anglicane mondiale même si, selon le rapport, il y a eu des nominations dans seulement trois provinces – Aotearoa/Nouvelle-Zélande, Canada, et Etats-Unis.

Une influence sur les autres Eglises?

En Angleterre, le mouvement traditionaliste « Forward in Faith », tout en reconnaissant que le groupe de travail avait examiné la question « de façon diligente et impartiale », a réitéré son appel à avoir une « troisième province » si la consécration de femmes évêques était acceptée. Cette troisième province, au service de ceux qui ne pourraient accepter l’autorité de femmes évêques, coexisterait aux côtés des deux provinces actuelles de l’Eglise d’Angleterre de Canterbury et York.

Le rapport prédit également que la pression en faveur de l’ordination des femmes à toutes les fonctions du ministère sera ressentie par les Eglises catholique romaine et orthodoxe «à long terme». Michael Nazir-Ali, évêque de Rochester et président du groupe de travail, a affirmé qu’il existait déjà « des mouvement importants au sein de l’orthodoxie et du catholicisme romain en faveur de l’ordination des femmes ». (apic/eni/rz)

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