La famille et le mariage, fondements naturels de la société

Rome: Le pape Jean Paul II prend une nouvelle fois la défense de la famille

Rome, 21 novembre 2004 (Apic) Jean Paul II a rappelé samedi que la famille et le mariage sont des fondements naturels de la société, qui ne peuvent être remis en cause sans provoquer des dommages irréparables.

Recevant en audience, le 20 novembre 2004, les participants à la 16e Assemblée plénière du Conseil pontifical pour la famille, présidé par le cardinal colombien Alfonso Lopez Trujillo, le pape a souligné que son dicastère travaille intensément pour diffuser l’»évangile de la famille». Les participants, dans un communiqué de presse, ont aussi fermement accusé les parlementaires européens de ne plus défendre les valeurs de la famille.

«Défendre la famille est devenu un geste héroïque»

«La famille, fondée sur le mariage, est une institution naturelle irremplaçable et un élément fondamental du bien commun de toute société», a déclaré le souverain pontife. «Celui qui détruit ce tissu fondamental de la société humaine, n’en respecte pas l’identité et en fausse les devoirs. Il cause ainsi une blessure profonde à la société et provoque souvent des dommages irréparables», a expliqué le pape. Jean Paul II a aussi apporté son soutien à l’organisation de la 5e Rencontre mondiale de la famille à Valence (Espagne) en 2006.

Le Conseil pontifical de la famille qui se réunissait du 18 au 20 novembre sur le thème «la mission des couples mûrs et expérimentés envers les fiancés et les jeunes mariés», a quant à lui déclaré dans un communiqué de presse que «les signes montrant que défendre la famille est devenu un geste héroïque sont en augmentation».

Le parlement espagnol dans le collimateur

«Le jour arrivera où donner témoignage de ce en quoi on croit provoquera un conflit juridique», peut-on lire dans le communiqué du Conseil pontifical. Et de souligner «dans les parlements, défendre les valeurs fondamentales de la famille est vu comme un comportement abusif et intolérant: le cas de l’Espagne apparaît particulièrement significatif».

Le parlement espagnol planche sur une demi-douzaine de projets de loi visant entre autres l’autorisation du mariage homosexuel, l’accélération des procédures de divorce, la recherche sur des cellules souches et l’extension du droit à l’avortement. L’Espagne a prévu d’autoriser à partir de 2005 le mariage homosexuel. Madrid emboîte ainsi le pas aux Pays-Bas et à la Belgique, où l’adoption d’enfants par des couples homosexuels demeure toutefois interdite.

«Les parlements ont changé la définition de la famille pour lui donner un sens vague de ’vivre ensemble’ et ’d’association de personnes’. Dommage qu’il existe des théologiens qui contribuent à ces concessions», peut-on encore lire dans ce communiqué.

Il est «nécessaire de rappeler que les lois ne sont pas bonnes par le seul fait d’être votées. En effet, si les lois ne répondent pas au bien absolu de l’homme, elles n’ont pas d’obligation suffisante, ni de justification», explique le Conseil pontifical. «On trouve rarement des politiques et des parlementaires qui rappellent quel est le vrai concept de la loi et de la justice».

Une discrimination vis-à-vis de la femme ?

«Montrer la bonté de la famille, sa nécessité, la stabilité du mariage, sonnent à beaucoup comme un esclavage imposé par l’Eglise et comme une discrimination vis-à-vis de la femme», affirme le communiqué de presse. Enfin, «comme pour la famille, lorsqu’il s’agit de la vie, on utilise des termes ambigus et discutables pour cacher des stratégies contraires à la dignité de la personne et au soutien de la vie humaine.

Par exemple, lorsqu’il s’agit du début de la vie et du statut de l’embryon, on dit que l’on avorte seulement quand l’embryon a été implanté dans l’utérus et de la sorte on justifie aussi l’utilisation de la pilule du lendemain», est-il écrit dans le communiqué du Conseil pontifical.

Une progressive déshumanisation des lois

Avec le thème de la vie, «on assiste à une progressive déshumanisation des lois, qui par le fait d’être approuvées par les parlements semblent bonnes du fait de ce que l’on nomme le positivisme juridique», conclut le Conseil pontifical pour la famille. Le 18 novembre, les députés norvégiens ont refusé le mariage homosexuel fondé sur les mêmes droits que celui des hétérosexuels.

Le parlement a rejeté une proposition d’amendement qui visait à faire du mariage une union sans référence au sexe et a ainsi privé les couples homosexuels du droit d’adopter. Ces derniers bénéficient cependant de la loi sur le partenariat homosexuel adoptée en 1993. Elle donne à deux personnes du même sexe la plupart des droits accordés aux couples hétérosexuels. (apic/imedia/hy/be)

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