New York: 59e session générale des Nations Unies
New York, 7 décembre 2004 (Apic) L’observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations Unie, Mgr Celestino Migliore, prône la mise en place d’une véritable politique familiale devant la 59e session générale des Nations Unies à New York. Pour le représentant du Vatican, la famille est un « investissement pour demain ». Elle est « indispensable au développement ».
Les thèmes sécurité et le développement étaient au menu de la 59e session générale des Nations Unies à New York. Pour l’observateur du Saint-Siège à l’Onu, la famille représente par sa nature « l’unité fondamentale de la société ». Elle est une « contribution indispensable à la réalisation de la sécurité et du développement ». La famille – « l’union stable et durable d’un homme et d’une femme », est en effet, pour lui, le mode le plus naturel et le plus adapté pour assurer la procréation. Or, la croissance économique « nécessite un minimum de dynamisme démographique » pour assurer le remplacement des générations.
La famille est le « premier lieu de formation du capital humain », a encore souligné le diplomate italien. C’est en effet « au sein de cette première communauté naturelle que l’individu va acquérir un certain nombre de qualités, de connaissances, d’attitudes qui lui permettront un jour de devenir un producteur c’est-à-dire un constructeur créatif de la société ».
Pour Mgr Migliore, « il y a donc tout intérêt à mettre en place les outils basés sur la reconnaissance que la famille n’est pas seulement un lieu de consommation, mais de création d’une richesse trop négligée aujourd’hui ». Ajoutant que la famille devait être reconnue comme « cellule de base de la société » à tous les niveaux institutionnels, il a aussi mis en garde contre son « étatisation ».
Pour une compensation des charges liées à l’éducation
L’archevêque italien a prôné « une politique familiale promouvant un modèle, qui au moins ne pénalise pas ceux qui souhaitent avoir des enfants ». Il a suggéré la mise en place « d’une juste compensation des charges liées à l’éducation ». De même qu’une vraie reconnaissance du travail domestique ». En outre, pour le prélat, une politique familiale efficace devrait être fondée sur « des critères de justice et d’efficacité » et s’inscrire dans la durée. La famille étant un « investissement pour demain ».
La politique familiale, qui a pour but de permettre « un développement économique durable », doit être distinguée de la politique sociale, dont l’objectif est « d’atténuer la gravité d’une situation », a conclu le prélat. La 59e session générale des Nations unies se tenait à l’occasion du dixième anniversaire de l’Année internationale de la famille, proclamée par l’Onu en 1994. (apic/imedia/ar/vb)
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