Rome: Journée mondiale de la paix
Rome, 16 décembre 2004 (Apic) A l’occasion de la 38e Journée mondiale de la paix, fêtée le 1er janvier de chaque année, Jean Paul II a appelé à une « nouvelle culture politique, spécialement dans le domaine de la coopération internationale ».
Le pape demande « une plus grande mobilisation internationale », faisant allusion aux foyers de guerre et de misère dans le monde. Il s’exprimait à l’occasion de la 38e Journée mondiale de la paix, qui sera célébrée le 1er janvier 2005
« Le bien de l’humanité requiert une vraie coopération internationale, à laquelle chaque nation doit apporter son concours. Une nouvelle culture politique est rendue nécessaire, spécialement dans le domaine de la coopération internationale », écrit Jean Paul II, à l’occasion de la 38e Journée mondiale de la paix, célébrée le 1er janvier 2005. Dans son message, rendu public le 16 décembre, le pape s’interroge:
« Comment ne pas penser au cher continent africain ? Comment ne pas évoquer la dangereuse situation en Palestine, où l’on ne parvient pas à renouer les fils de la compréhension mutuelle, cassés par un conflit nourri chaque jour de manière plus préoccupante par des attentats et des vengeances ? Et que dire du phénomène tragique de la violence terroriste, qui semble pousser le monde entier vers un avenir de peur et d’angoisse ? Enfin comment ne pas constater avec amertume que le drame irakien se prolonge malheureusement dans des situations d’incertitude et d’insécurité pour tous? ».
« Il est indispensable de promouvoir une grande opération d’éducation des consciences, qui enseigne le bien à tous, surtout aux nouvelles générations « , a-t-il conseillé. « Cette responsabilité revient en particulier à l’autorité politique, à tous les niveaux de son exercice », explique le pape, qui déplore que « des visions réductrices de la réalité humaine transforment le bien commun en un simple confort socio-économique, privé de toute finalité transcendante ».
Respecter les promesses de l’aide au développement
Et Jean Paul II de souligner que « le bien de la paix doit être envisagé en étroite relations avec les nouveaux biens provenant de la connaissance scientifique et du progrès technique ». Il a souhaité que les rapports commerciaux internationaux soient fondés sur le principe de l’équité. A cet égard, « un nouvel élan » doit être donné à l’aide publique au développement », a-t-il précisé. Les Etats doivent abattre « les barrières et les monopoles qui maintiennent de nombreux peuples en marge du développement ». Et le pape a cité l’Afrique: « Que l’Afrique cesse d’être seulement objet d’assistance pour devenir sujet responsable d’échanges productifs. »
Le pape a appelé à de nouvelles formes de solidarité, bilatérale et multilatérale. « Encore une fois, a dit le pape, « je voudrais rappeler que le non-respect des promesses réitérées concernant l’aide publique au développement, ainsi que la question encore pendante du poids de la dette internationale des pays africains, constituent de graves obstacles à la paix ».
Enfin, pour Jean Paul II, « le bien commun exige le respect et la promotion de la personne et de ses droits fondamentaux, de même que le respect des droits des nations. L’appartenance à la famille humaine confère à toute personne une sorte de citoyenneté mondiale, lui donnant des droits et des devoirs: il suffit qu’un enfant soit conçu pour qu’il soit titulaire de droits », conclut le pape. (apic/imedia/hy/vb)
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