Rome: Concordat entre Saint-Siège et Portugal entré en vigueur le 18 décembre
Rome, 19 décembre 2004 (Apic) Le secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les Etats, Mgr Giovanni Lajolo, s’est rendu le 18 décembre à Lisbonne pour l’échange des instruments de ratification du nouveau concordat signé au Vatican le 18 mai dernier. Ce document, qui est ainsi entré en vigueur, garantit notamment à l’Eglise catholique l’exercice libre et public de son activité au Portugal.
Dans son discours officiel, Mgr Lajolo a affirmé que la «liberté de l’Eglise» et la «coopération» de l’Eglise avec l’Etat portugais dans les domaines variés de l’éducation et des oeuvres de charité sont les «deux grands principes» qui «inspirent ces nouvelles normes concordataires».
Parmi les nouvelles normes, le diplomate du Vatican a cité «la compétence exclusive du Saint-Siège dans la nomination des évêques», «l’assistance religieuse catholique» -par le biais d’aumôniers militaires- aux forces armées portugaises, «le financement des activités de l’Eglise» et le soutien financier des ses évêques et prêtres, ou encore «les normes qui régissent la discipline délicate du mariage canonique et de ses effets en matière civile».
Mgr Lajolo s’est également réjoui de l’accord quant à «l’enseignement de la religion et de la morale catholique dans les écoles publiques» ainsi que de la collaboration entre Eglise et Etat «pour la sauvegarde du patrimoine culturel», «une des dispositions typiques des concordats contemporains».
Enfin, ce concordat prévoit également la mise en place d’une commission paritaire dont le rôle sera de «favoriser l’interprétation et la bonne exécution de ses dispositions».
Régularisation juridique de l’Eglise catholique
Le nouveau concordat, qui réforme le précédent signé en 1940, «régularise la position juridique de l’Eglise catholique et de ses institutions», affirme un communiqué rendu public par le Saint-Siège lors de la signature du concordat au Vatican, le 18 mai dernier, par le cardinal secrétaire d’Etat Angelo Sodano et le premier ministre portugais José Manuel Durao Barroso. «L’Etat garantit ainsi à l’Eglise l’exercice libre et public de son activité, en particulier en ce qui concerne le culte, le magistère et le ministère, mais aussi la juridiction en matière ecclésiastique : il reconnaît, en outre la liberté religieuse, particulièrement dans le domaine de la conscience, du culte, des réunions et associations, de l’expression publique, de l’enseignement et des activités caritatives». (apic/imedia/blb/bb)
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