Terre Sainte: Appel des évêques pour un jour de prière et de jeûne ce mercredi
Jérusalem, 21 décembre 2004 (Apic) Que le mercredi 22 décembre, alors qu’arrive Noël, soit un jour de jeûne et de prière. Telle est la demande adressée à leurs confrères du monde entier par les évêques catholiques des Conférences des évêques latins dans les régions arabes (CELRA) et la région nord de l’Afrique (CERNA). Ils lancent plus particulièrement un appel pour la paix et la réconciliation en Terre Sainte entre Israéliens et Palestiniens.
Suite à leur réunion d’automne à Rome, les évêques de la CERNA et de la CELRA rappellent que tous les pays de la région de l’Afrique du Nord et des régions arabes «sont menacés par l’instabilité au Moyen-Orient qui pèse sur la paix du monde entier». Les responsables catholiques mettent en avant certains pays qui «vivent cependant dans les souffrances plus que d’autres»: Irak, Somalie, Soudan et Terre Sainte, notamment Palestine et Israël.
«Enfermés dans un cycle de violence cruelle et irrationnelle»
Tout en prenant conscience de l’ensemble de ces conflits et de la nécessité de prendre des mesures urgentes pour mettre fin aux tragédies humaines qu’ils provoquent, les évêques ont centré cette année leur réflexion sur le conflit qui déchire la Terre Sainte. Les membres de la CERNA et de la CELRA estiment que cette situation qui dure depuis des années «nécessite aujourd’hui, plus que jamais, une action qui mette fin aux souffrances de tous les habitants de cette terre, juifs, chrétiens et musulmans, devenus aujourd’hui égaux dans l’incapacité de mettre fin au conflit et enfermés dans un cycle de violence cruelle et irrationnelle.»
«Les deux peuples, palestinien et israélien, sont en train de périr, les forts comme les faibles, les violents comme ceux qui attendent patiemment une solution pacifique», écrivent les évêques. Qui rappellent que le conflit en Terre Sainte concerne «tout chrétien qui a conscience d’appartenir à la terre de la Rédemption qui est celle de ses racines spirituelles.»
«Le sang continue de couler à Bethléem et dans toute la Terre Sainte»
Les prélats de la région croient que les Eglises peuvent faire beaucoup: «Si toutes les Eglises du monde prenaient conscience de leur devoir à l’égard de cette terre, et s’engageaient dans une action commune et concertée pour sensibiliser leurs gouvernements, leurs peuples et la communauté internationale, leur intervention serait un facteur décisif dans la réalisation de la paix, de la justice et de la réconciliation en Terre Sainte».
Les Eglises de la région ne veulent pas appeler pas à prendre position pour l’un contre l’autre, mais aider les deux parties à se réconcilier. Elles appellent à une prise de conscience dans toutes les Eglises du monde, car alors que le monde chrétien s’apprête à célébrer «Noël et la Naissance du Messie Sauveur, Prince de la Paix», «le sang continue de couler à Bethléem et dans toute la Terre Sainte».
Et les évêques d’estimer que pour promouvoir la paix sur cette Terre Sainte, «les deux peuples ont désormais besoin d’une aide extérieure pour ramener la paix et la réconciliation». Le texte est signé notamment par Mgr Michel Sabbah, patriarche latin de Jérusalem et président de la CELRA, et par Mgr Fouad Twal, évêque de Tunis et président de la CERNA, rejoints par une bonne vingtaine d’autres prélats des régions d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. (apic/com/be)
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