Rome: Mgr Elio Sgreccia nommé président de l’Académie pontificale pour la vie
Rome, 3 janvier 2005 (Apic) Le pape Jean Paul II a nommé lundi 3 janvier Mgr Elio Sgreccia président de l’Académie pontificale pour la vie, et Mgr Ignacio Carrasco de Paula, chancelier de la même Académie. Celle-ci a subi une légère restructuration.
L’évêque italien Mgr Elio Sgreccia était jusqu’ici vice-président de l’Académie pontificale pour la vie, après avoir été secrétaire du Conseil pontifical de la famille. Mgr Ignacio Carrasco de Paula, professeur de bioéthique à la faculté de médecine et de chirurgie de l’Université Catholique du Sacré Coeur de Rome, était déjà membre de l’Académie.
Le professeur chilien Juan de Dios Vial Correa, qui avait assuré la charge de président de l’Académie depuis la mort du professeur Jérôme Lejeune, en avril 1994, a quitté ses fonctions, en raison de ses 80 ans.
Après ses dix ans d’existence, le statut de l’Académie a été « renouvelé et retouché », a expliqué Mgr Sgreccia à I’Apic Au lieu d’un président et d’un vice-président, ce sont désormais un président et un chancelier qui dirigeront l’Académie, « comme pour l’Académie pontificale pour les sciences ».
Le président a des responsabilités « de direction générale et de représentation ». Le chancelier, « supervise » et aide concrètement le président « à coordonner le travail », a encore expliqué l’évêque italien.
Interrogé sur son programme à venir pour l’institut pontifical fondé par Jean Paul II en février 1994, le nouveau président a assuré qu’il allait poursuivre le travail précédent »: « nos programmes de développement », afin de renforcer « notre efficacité et notre présence dans le monde ». Il a aussi expliqué qu’il n’avait pas « de grandes intentions », parce que « ce sont les événements qui font notre programme ».
Il a relevé que son organisation travaillait actuellement sur « des problèmes antiques »: celui de l’avortement », que certaines organisations comme « ’pro-choice » essaient de légitimer en Amérique du sud. Mais « nous travaillons aussi sur les nouvelles lois de clonage, d’euthanasie, de fécondation artificielle », afin « d’instruire, de former et d’éclairer les consciences ». « On ne peut pas compter sur les lois, qui se plient à la majorité », a-t-il poursuivi.
Mgr Sgreccia a enfin rappelé que son travail était « d’étudier, de clarifier et de préciser les problèmes », certains dicastères de la curie, comme le Conseil pontifical pour la pastorale de la santé, se chargeant de la pastorale dans ce domaine. (apic/imedia/ar/pr)
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