Suisse: Les Juifs de Suisse pas d’accord avec le rapport sur l’extrémisme
Berne, 3 janvier 2005 (Apic) Le président de la Fédération suisse des communautés israélites (FSCI) Alfred Donath critique la page du rapport du Conseil fédéral consacrée à «l’extrémisme juif». Il demande son retrait.
La presse suisse a rapporté lundi 2 janvier les critiques du président de la Fédération suisse des communautés israélites, (FSCI) Alfred Donath, à propos des pages du rapport du Conseil fédéral consacrées à l’extrémisme. Le rapport a été publié en août 2004 en réponse à un postulat du Parti démocrate-chrétien demandant un compte rendu sur «le phénomène de l’extrémisme, de manière détaillée, et avec ses répercussions sur la sécurité de la Suisse».
«Laisser croire qu’il existe des groupes extrémistes juifs prêts à intervenir par la violence nous fait du tort. Je ne peux pas l’admettre. Ce type d’arguments ne repose sur rien de concret», a déclaré Alfred Donath aux médias. «Aucun acte violent n’a encore été perpétré par des sionistes militants présents en Suisse. Par contre il n’est toutefois pas exclu, ajoute-t-il, que des personnes de ces milieux en viennent à rendre la justice eux-mêmes si des actes d’hostilité antisémites survenaient».
«C’est un dérapage»
Une délégation de la FSCI doit rencontrer le chef du département de justice et police Christoph Blocher le 18 janvier prochain. A cette occasion, Alfred Donath affirme qu’il n’hésitera pas à revenir sur ce qu’il appelle «un dérapage». Il réclame la suppression complète de cette page dans le rapport.
Le président de la Fédération suisse des communautés israélites a reconnu que certains membres de l’Association des étudiants israélites de Genève (ADEIG) citée par le rapport, sont armés. «Il existe des groupes de surveillance sollicités pour de grands événements. Certains membres peuvent parfois être armés, mais ils sont en règle avec la loi et ont tous un port d’arme», a précisé Alfred Donath.
En outre, huit pages sont consacrés aux différentes mouvances islamistes. Une abondance que ne comprend pas Hafid Ouardiri, responsable de la mosquée de Genève: «L’extrémisme islamiste n’existe pas en Suisse». Le porte-parole de la mosquée et de la Fondation culturelle islamique de Genève tient d’ailleurs à apporter une précision: «Il est faux de dire que l’on peut être extrémiste et musulman en même temps, l’islam condamne l’extrémisme». (apic/ag/wm/vb)
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