Italie: Référendum en faveur de l’abrogation de la loi sur la procréation assistée
Rome, 18 janvier 2005 (Apic) Le président de la Conférence épiscopale italienne a appelé les électeurs italiens à l’abstention alors que la Cour constitutionnelle italienne s’est prononcée pour un projet de référendum en faveur de l’abrogation de la loi sur la procréation médicalement assistée.
Le cardinal Camillo Ruini s’est exprimé dans une longue intervention récapitulative des événements de l’année lors de l’ouverture du Conseil permanent de la Conférence épiscopale italienne, réuni à Bari du 17 au 20 janvier 2005.
Pour le cardinal Ruini, la position de l’Eglise, «plusieurs fois exprimée concernant cette loi» ne changera pas, même s’il a par ailleurs précisé prendre «acte de ces décisions de la Cour».
En effet, les détracteurs de la loi ayant recueilli près de 4 millions de signatures, la Cour constitutionnelle a donné, le 13 janvier, son feu vert à un référendum sur la loi contestée depuis sa promulgation en 2004. L’éventualité d’une abrogation totale du texte a toutefois été exclue. Si le parlement ne modifiait pas rapidement la loi actuelle, les Italiens seraient consultés au printemps sur ses quatre aspects les plus controversés, soit l’interdiction de l’expérimentation sur les embryons, l’interdiction de la création de plus de trois embryons pour une fécondation in vitro, l’interdiction au recours à un donneur extérieur au couple, et l’article 1er concernant les droits de l’embryon.
Contraire à l’enseignement éthique de l’Eglise
Cette loi, a poursuivi le cardinal italien, «sous des aspects nombreux et importants ne correspond pas à l’enseignement éthique de l’Eglise, mais a quand même le mérite de sauvegarder quelques principes et critères essentiels», alors que sont «en jeux la dignité spécifique ainsi que certains droits fondamentaux et intérêts de la personne humaine».
Cependant, «même si nous ne souhaitons pas ce référendum, il peut être une opportunité pour que les Italiens prennent davantage conscience des réels problèmes et des valeurs en jeu», a ajouté le haut prélat. «Quant aux moyens d’exprimer le plus efficacement son refus d’une détérioration de la loi, il nous semble juste d’utiliser toutes les possibilités prévues dans ce domaine par le législateur», a-t-il continué. Le président de la Conférence épiscopale italienne a ainsi appelé indirectement à s’abstenir lors du prochain referendum. (apic/imedia/pr)
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