Italie: Pour le Vatican, les techniques de reproduction font de l’homme un objet
Rome, 20 janvier 2005 (Apic) Le cardinal mexicain Lozano Barragan dénonce la technique de fécondation médicalement assistée faisant de l’homme un objet. Dans le cadre de la loi italienne soumise à referendum sur la procréation médicalement assistée.
Le président du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé, le cardinal Lozano Barragan, a dénoncé la technique de fécondation médicalement assistée, qui fait de l’homme «un objet». Le cardinal Javier Lozano Barragan était interrogé par l’Apic à Rome sur l’éventuel référendum en Italie, auquel la Cour de cassation a récemment ouvert la voie.
«La technique actuelle concernant les fonctions génératrices de l’homme et de la femme a tendance à postuler la personne comme un objet et pas comme un sujet», a déclaré le cardinal. «C’est une mentalité mécanique», a-t-il ajouté. En effet, pour lui, la procréation ne peut se faire «que dans la plénitude de l’amour», qui se développe «seulement dans l’acte matrimonial» et sûrement pas en laboratoire.
«Jamais la fécondation ne peut se faire in vitro»
Si le cardinal précise «qu’on peut aider par des moyens artificiels en vue d’une meilleure efficacité de l’acte matrimonial», il ajoute que «jamais la fécondation ne peut se faire in vitro, ou en dehors de l’acte de procréer». Il s’agirait alors de «reproduction», et non de «procréation», a-t-il noté. «Or si les animaux se reproduisent, les personnes ne se reproduisent pas, elles procréent».
La Cour constitutionnelle italienne a donné son feu vert, le 13 janvier dernier, à un référendum sur la loi sur la fécondation médicalement assistée, contestée depuis sa promulgation en 2004.
L’éventualité d’une abrogation totale du texte a toutefois été exclue. Si le parlement ne modifie pas rapidement la loi actuelle, les Italiens seront consultés au printemps prochain sur ses quatre aspects les plus controversés, soit l’interdiction de l’expérimentation sur les embryons, l’interdiction de la création de plus de trois embryons pour une fécondation in vitro, l’interdiction au recours à un donneur extérieur au couple, et l’article qui concerne «les droits de l’embryon». (apic/imedia/ar/vb)
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