Afrique: Les musulmans célèbrent jeudi et vendredi l’Aïd el adha
Dakar, 20 janvier 2005 (Apic) L’aïd el Adha, fête musulmane, est célébrée jeudi et vendredi par plus de 500 millions de personnes en Afrique, appartenant à la confession musulmane. Elles perpétueront le geste du patriarche Abraham, en immolant un animal: mouton, chèvre, taureau ou chameau.
Les musulmans d’Afrique fêtent jeudi et vendredi 21 janvier l’aïd el Adha, Selon Ahmed Iyane Thiam, coordonnateur de la Commission nationale de concertation sur le Croissant lunaire (Conacoc) du Sénégal, cette commémoration est une tradition prophétique héritée du père de la religion monothéiste, Abraham. Fortement recommandée, elle a été instituée par le prophète Mohamed, lors de la deuxième année de l’hégire, en 624.
La fête du mouton est une tradition (sounah), mais non une obligation religieuse, a encore indiqué Ahmed Iyane Thiam. «Elle s’adresse cependant à tous les musulmans des deux sexes, qui en ont les moyens et qui ne sont pas en pèlerinage aux Lieux Saints de l’Islam», en terre saoudienne. S’agissant de la bête à immoler, la préférence «va au bélier ou à défaut, au bouc, ou encore au taureau. L’animal choisi ne doit être amputé d’aucune partie de son corps». Il doit être bien bâti physiquement et gras. Il est recommandé de manger la viande de l’animal abattu, d’en donner aux nécessiteux et d’en garder pour la famille. L’immolation a lieu après la prière de deux rakaas. Ce sont les imams qui donnent le coup d’envoi, en égorgeant leur animal. L’islam interdit formellement de s’acquitter de se devoir avant l’imam.
En Afrique, la plupart des pays au nord du Sahara célèbrent cette fête jeudi 20 janvier. Le Maroc et les autres pays musulmans au sud du Sahara la célèbrent vendredi. A cette occasion, les gouvernements ont pris des mesures visant à favoriser l’acquisition d’un animal en fonction des revenus des musulmans. Dans certains pays, les Etats ont renoncé aux taxes habituellement imposées à toute opération de transaction. Mais les éleveurs n’ont pas suivi ce mouvement. Tout au contraire, ils affichent des prix élevés.
Au Sénégal où plus de 600’000 moutons ont été acheminés dans la seule ville de Dakar, les prix proposés aux acheteurs vont de 35’000 francs Cfa (près de 800 Frs) à 300’000 francs Cfa (environ 700 Frs). De nombreuses voix se sont élevées contre ces prix jugés excessifs, dans un pays où le Salaire Mimimum Garanti (Smig) est de 30’000 francs Cfa (60 Frs). (apic/ibc/vb)
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