Rome: Le Vatican rejette la justification du secrétaire des évêques espagnols
Rome, 23 janvier 2005 (Apic) Le président du Conseil pontifical pour la santé a déclaré qu’accepter le préservatif signifiait « accepter une conduite sexuelle libertaire et libertine ». Le cardinal Javier Lozano Barragan était interrogé par le quotidien italien Il Corriere della Sera le 21 janvier, suite aux nouvelles déclarations du porte-parole de la Conférence épiscopale espagnole présentant le préservatif comme un moindre mal.
« Pour moi, les trois cas indiqués par le secrétaire de la Conférence épiscopale espagnole – ceux qui ne s’abstiennent pas, ceux qui n’en sont pas capables, ou ceux qui ne peuvent être fidèles à une relation sexuelle au sein d’un couple stable – comme requérant licitement l’utilisation du préservatif en tant qu’ultime option, sont inacceptables », a déclaré le cardinal Lozano Barragan.
Si la Conférence épiscopale espagnole a démenti le 19 janvier les propos de son porte-parole reconnaissant au préservatif « un rôle dans la prévention intégrale et globale du Sida », Mgr Juan Antonio Martinez Camino a toutefois affirmé le lendemain que le préservatif « devrait être utilisé par les personnes n’étant pas capables d’avoir une relation stable, tout en ayant conscience qu’ainsi on ne se protège pas totalement ».
Le cardinal mexicain en poste à Rome, interrogé sur le comportement d’un catholique ne respectant pas la chasteté et utilisant le préservatif afin de prévenir ses partenaires de tout risque, a répondu: « Je ne veux pas entre dans la casuistique ». « Il faudrait connaître les circonstances et les caractéristiques de la personne, avant de juger un comportement spécifique ».
« Les choses sont claires »
« Je considère inacceptable l’affirmation de principe », a-t-il poursuivi. Pour lui en effet, « l’affirmation théorique programmatique est contraire à la doctrine ». Finalement interrogé sur le fait que le sujet du préservatif soit rediscuté dans le monde, le cardinal a répondu « pour moi les choses sont claires. L’impulsion à revoir la norme vient de la révolution sexuelle ». Elle ne peut donc « absolument pas être reçue en ligne de principe ». En effet, pour lui, « accepter le préservatif signifie accepter une conduite sexuelle libertaire et libertine ». (apic/imedia/ar/bb)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse