Réaction du Vatican après la convocation du nonce à Madrid par le gouvernement espagnol
Rome, 27 janvier 2005 (Apic) Le Vatican a pris acte « avec satisfaction de la volonté du gouvernement espagnol de garder une entente fructueuse avec l’Eglise à travers un dialogue permanent inspiré par le respect réciproque », a déclaré jeudi le porte-parole du Vatican, Joaquin Navarro- Valls.
Le porte-parole réagissait ainsi à la convocation, mercredi à Madrid, de Mgr Manuel Monteiro de Castro, du ministère espagnol des Affaires étrangères, pour lui exprimer « la surprise » du gouvernement de Madrid après les critiques du pape contre une laïcisation de l’Espagne.
Le Vatican a manifesté jeudi sa volonté de dialoguer avec le gouvernement espagnol dans un esprit de « respect mutuel » tout en appelant Madrid à une lecture « attentive » d’un discours du pape, perçu comme une critique des autorités socialistes. Joaquin Navarro-Valls a toutefois réaffirmé que le discours de Jean Paul II illustre bien la position de l’Eglise.
La volonté de dialogue manifestée par Madrid correspond à la ligne suivie jusqu’à présent par le Saint-Siège. Et « elle sera suivie à l’avenir », a ajouté Navarro-Valls.
Un long différend
Les propos à l’encontre du gouvernement espagnol et de sa politique sur l’avortement et la légalisation des mariages gay, par exemple, ne datent pas d’hier. Recevant le 18 juin 2004 au Vatican Jorge Dezcallar de Mazarredo, le nouvel ambassadeur d’Espagne près le Saint-Siège venu lui remettre ses lettres de créance, Jean-Paul II avait rappelé l’importance des valeurs du mariage, de la famille et de la vie dans une Espagne fortement marquée par son héritage catholique. Il avait ainsi manifesté son inquiétude face au programme de José Luis Rodriguez Zapatero, qu’il devait rencontrer quelques jours plus tard.
Le 21 juin, le pape avait aussi réitéré ses mises en garde contre le programme politique du jeune premier ministre espagnol élu le 14 mars. Depuis le début de sa campagne électorale, José Luis Rodriguez Zapatero s’est en effet montré favorable au mariage homosexuel, à la possibilité d’avorter plus facilement, à la suppression de l’étude des religions dans le programme scolaire, et à plus de liberté dans le domaine de la fécondité assistée. (apic/ag/imedia/ar/pr)
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