Ethiopie: Les mines anti-personnel tuent encore à la frontière entre l’Ethiopie et l’Erythrée
Asmara, 30 janvier 2005 (Apic) Cent quatorze personnes sont mortes le long de la frontière entre l’Éthiopie et l’Érythrée au cours de ces cinq dernières années en raison de l’explosion de mines anti-personnel disséminées le long de la frontière contestée entre les deux pays, en guerre de 1998 à 2000.
Les accords de paix de l’an 2000 ont mis un terme aux combats mais un bras de fer politique et diplomatique serré se joue encore pour la démarcation de la frontière commune.
La majorité des victimes des mines sont des civils.
Une commission indépendante instituée par l’ONU a tracé de façon «définitive et irrévocable» les nouvelles frontières entre les deux pays, mais l’Éthiopie ne reconnaît toujours pas cette décision considérée comme trop en faveur d’Asmara.
Danemark: Les imams du pays appellent à «voter juste» lors des législatives du 8 février
Immixtion de la religion dans la politique peu appréciée
Copenhague, 30 janvier 2005 (Apic) Les chefs religieux musulmans au Danemark recommandent à leurs fidèles de «voter juste» pour des partis qui «respectent les immigrés» et «veulent le retrait des troupes danoises d’Irak».
A la veille des élections législatives du 8 février, au Danemark, les responsables musulmans jettent un pavé dans la mare. Cette immixtion de la religion dans la politique suscite d’ores et déjà un débat controversé dans ce royaume «chrétien» selon la Constitution.
Le chef du gouvernement libéral, Anders Fogh Rasmussen, a été le premier à mettre en garde les imams du royaume: «Les pasteurs n’utilisent pas la chaire de l’église pour faire de l’agitation politique. Les imams ne devraient pas le faire non plus», a-t-il dit.
Le porte-parole de la communauté religieuse musulmane, Kasem Said Ahmad, défend pour sa part «le droit pour les imams de se mêler de politique, en tant que citoyens de ce pays et non comme religieux».
Les 25 imams du pays se réunissent le 3 ou 4 février «pour appeler les électeurs danois de confession musulmane, qui votent peu, à faire leur devoir civique, et à soutenir les formations et candidats d’opposition de centre-gauche qui défendent les droits des immigrés et veulent le retrait des (525) soldats d’Irak», a-t-il déclaré. (apic/ag/pr)
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