Russie: Tensions entre le patriarcat de Moscou et l’Eglise orthodoxe en exil
Moscou, 2 février 2005 (Apic) Nouvelles tensions entre le patriarcat de Moscou et l’Eglise orthodoxe en exil. La demande du patriarche de Moscou et de toutes les Russies Alexis II au président palestinien Mahmoud Abbas de renforcer l’autorité du patriarcat sur deux lieux de culte en Palestine, a été vertement critiquée par l’Eglise orthodoxe à l’étranger.
Alexis II avait demandé lundi au président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, en visite officielle à Moscou, de renforcer juridiquement l’autorité de l’Eglise orthodoxe russe sur un monastère à Hébron et une hôtellerie à Jéricho. Deux édifices que l’Eglise en exil avait reçus en 1997 et en 2000 de l’ancien président palestinien Yasser Arafat.
Selon le journal Kommersant, la direction de l’Eglise en exil a prévenu que cette demande menaçait le processus de réunification des deux Eglises entamé en novembre 2003. La question des lieux de culte en Terre sainte est l’un des principaux points des négociations en cours.
Cette nouvelle polémique intervient alors que les deux Eglises devaient entamer leur «rapprochement final», précise le quotidien. «Parfois je me dis que quelqu’un a pour but de faire échouer le processus de négociation», a commenté Mgr Mark, archevêque de Berlin et d’Allemagne et numéro deux de l’Eglise de l’étranger.
En mai dernier s’était tenue la première réunion au plus haut niveau depuis la séparation de l’Eglise en exil de celle de Moscou, assujettie par le pouvoir soviétique. L’Eglise orthodoxe russe à l’étranger a été créée dans les années 1920 par le clergé ayant fui la Russie bolchevique en même temps que quelque 2,5 millions de personnes.
Italie: Et si don Camillo et don Peppone revivaient à l’écran
Sous les traits des acteurs Benigni et Depardieu
Rome, 2 févier 2005 (Apic) Don Camillo, curé tendre et colérique, adversaire de don Peppone, le maire communiste d’un village de l’Italie de l’après-guerre, immortalisés tous les deux à travers les personnages quasi- mythiques interprétés par Fernandel et Gino Cervi, pourraient retrouver vie.
Les deux personnes créés par l’auteur Giovanni Guareschi, qui ont fait – et font encore – le bonheur de plusieurs générations devant le petit ou le grand écran se retrouveront si une initiative cinématographie de l’acteur français Gérard Depardieu se concrétise.
Dans une interview accordée à la revue italienne «Sorrisi e Canzoni», Depardieu propose à l’acteur Roberto Benigni de s’unir pour produire un remake de «Don Camillo. «J’ai un rêve: réaliser Don Camillo avec Benigni. Roberto en soutane et moi dans le papier de Peppone». «Allons, Roberto, faisons-le», interpelle Depardieu. Benigni et Depardieu ont travaillé ensemble en 1999 dans le film «Astérix et Obélix».
Pour la petite histoire, le vrai Don Camillo s’est fait connaître il n’y a pas si longtemps en Italie. «Je suis Don Camillo». C’est par ces mots que l’abbé Ottorino Davinghi, alors âgé de 74 ans, expliquait en 1994 avoir servi de modèle au personnage du romancier Giovanni Guareschi (1908-1968).
Don Camillo et son adversaire le maire Peppone sont devenus légendaires. Selon l’abbé Davinghi, les récits des péripéties du petit village d’Emilie-Romagne dirigé spirituellement par Don Camillo et politiquement par Peppone sont inspirés d’anecdotes que lui-même a vécu avec le maire communiste de son village, du nom d’Enzo Carini. (apic/co/pr)
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