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Pour une « gestion responsable et transparente » des forêts
Brazzaville, 6 février 205 (Apic) Les évêques catholiques membres de l’Association des Conférences épiscopales d’Afrique centrale (ACERAC) préconisent une « gestion responsable et transparente » des forêts. Leur prise de position survient alors que la capitale congolaise a abrité ce week-end la conférence des chefs d’Etat d’Afrique centrale sur la conservation et la gestion durable de la forêt tropicale.
Brazzaville a abrité vendredi et samedi le sommet des chefs d’Etat des pays du bassin du fleuve Congo sur la gestion des écosystèmes forestiers. La région est riche en forêts, « mais ce patrimoine est constamment menacé par le déboisement effréné, l’ouverture des routes, la création des nouvelles villes, les fortes pressions démographiques et l’exploitation forestière et minière », affirment les évêques de l’ACERAC.
Les prélats ajoutent que les cadres légaux existants sont constamment violés « avec, malheureusement, la complicité des responsables et agents véreux de nos administrations. » Le secteur forestier est, soulignent-ils, perturbé par le phénomène de coupe illégale qui se traduit par l’exploitation sans titre, le dépassement des limites des titres accordés, l’extraction des essences interdites, l’exploitation illimitée des volumes de bois, la coupe des essences jeunes, la chasse des animaux interdits.
L’insuffisance des ressources humaines et matérielles pour assurer un contrôle adéquat, soulignent les évêques, est évoquée comme l’une des causes principales de la persistance de l’illégalité en dépit des cadres légaux de qualité. « Certes, admettent-ils, il est difficile d’attendre des résultats spectaculaires d’un agent qui contrôle 20’000 hectares de concession sans moyens adéquats comme c’est le cas dans certains de nos pays ».
Les évêques interpellent les gouvernements
Bien que le bois et ses dérivés soient le second produit destiné aux exportations, après le pétrole, « il apporte aux revenus des pays, par les redevances et taxes instituées, une contribution strictement inférieure aux attentes ». Les évêques lancent un appel, adressé en tout premier lieu aux gouvernements pour qu’ils appliquent les lois, en partant du principe du bien commun, pour qu’ils renforcent la lutte contre la corruption, respectent la biodiversité, réinvestissent une partie des recettes du secteur en faveur des communautés locales.
La société civile est exhortée à étudier des solutions alternatives pour arriver à une gestion durable des forêts et la communauté internationale est appelée à soutenir, aux niveaux technique et financier, des programmes visant à la conservation des espèces endémiques en voie d’extinction. « Si nous nous donnons la main – concluent les membres de l’ACERAC – notre forêt contribuera certainement de manière durable à notre combat contre la misère qui mine l’existence de notre peuple ». (apic/misna/be)
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