Ils réitèrent leurs préoccupations au sujet du mariage «gay»
Ottawa, 10 février 2005 (Apic) La Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) réitère son opposition au mariage homosexuel. La redéfinition du mariage proposée par les partisans du mariage gay «offense non seulement la foi et la pratique catholiques et de nombreux Canadiens et Canadiennes, mais elle a aussi d’énormes conséquences civiles et sociales pour tous», écrivent-ils le Mercredi des cendres.
Dans une lettre pastorale signée par Mgr Brendan M. O’Brien, archevêque de St. John’s et président de la Conférence des évêques catholiques du Canada, les évêques encouragent leurs fidèles à exprimer leurs préoccupations au sujet du mariage «gay» au Premier ministre, au Ministre de la Justice, aux membres du Parlement et à d’autres représentants élus.
Les évêques catholiques du Canada se disent fermement convaincus que «le mariage est l’union unique, essentielle et fondamentale entre un homme et une femme. Depuis ses tout débuts, cette position représente l’enseignement de l’Eglise et reflète l’histoire humaine».
Pour cette raison, les évêques du Canada redisent une nouvelle fois leur opposition à la redéfinition proposée du mariage, comme ils l’ont déjà fait à plusieurs reprises dans le passé, comme l’ont fait à titre personnel plusieurs cardinaux et évêques du Canada.
Le droit au mariage est ordonné au bien commun
«La relation conjugale entre un homme et une femme constitue un bien irremplaçable pour le couple et la société, de façon évidente à l’égard de leur amour mutuel, tout comme pour la procréation d’enfants», écrivent-ils. Et de relever que le mariage procure un environnement stable et positif aux enfants et conséquemment aux générations futures. Pour les évêques canadiens, le droit au mariage dépasse largement les droits des deux individus: «le mariage est ordonné au bien commun».
La relation d’un homme et d’une femme dans le mariage est le fondement de la famille et, par conséquent, de toute la société, estiment- ils, en déplorant que le mariage et la famille subissent d’énormes pressions. Les changements proposés risquent d’être perturbateurs pour l’institution elle-même, dans sa nature comme dans son sens.
L’importance d’avoir un père et une mère
Les évêques catholiques du Canada mettent en garde tant le gouvernement que la société canadienne: cette proposition de redéfinir le mariage «entraîne la division dans sa tentative d’imposer l’uniformité dans la poursuite de l’égalité» et contribuera à l’érosion du mariage et de la famille en diminuant l’importance de l’union d’une femme et d’un homme, d’une épouse et d’un époux, d’une mère et d’un père. «La société doit faire tout ce qui est possible pour que les enfants puissent avoir un père et une mère qui vivent ensemble dans une relation empreinte de stabilité et d’amour.»
Aux yeux de la Conférence épiscopale, la redéfinition proposée ne favorise pas l’évolution du mariage, mais rompt irrévocablement autant avec l’histoire humaine qu’avec le sens et la nature même du mariage et de contribue certainement pas à unir les Canadiens dans le respect de la dignité envers les personnes homosexuelles.
La Cour suprême du Canada n’a pas laissé entendre que la législation proposée du gouvernement pour redéfinir le mariage est nécessaire pour se conformer à la Charte canadienne des droits et libertés, ni que la définition traditionnelle du mariage est contraire à la Charte, précisent encore les évêques canadiens. (apic/cecc/be)
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