Une tentative de me discréditer, selon l’archevêque de Bratislava

Slovaquie: Mgr Jan Sokol nie avoir collaboré avec les services secrets communistes

Bratislava, 14 février 2005 (Apic) Mgr Jan Sokol, archevêque de Bratislava- Trnava, a nié avoir collaboré avec les services secrets tchécoslovaques à l’époque communiste. Il a affirmé que ces accusations font partie d’une tentative de discréditer l’Eglise dans le pays.

Dans une prise de position publiée en fin de semaine, Mgr Jan Sokol a dénoncé la « campagne médiatique » qui a causé un « tort moral sérieux » tant à sa propre personne qu’à l’Eglise catholique en Slovaquie.

L’archevêque Jan Sokol figure en tant qu’agent de la Stb (la police secrète de la Tchécoslovaquie communiste), a révélé le porte-parole de l’Institut de la Mémoire Nationale (UPN), Michal Dzurjanin. L’UPN est un institut du gouvernement slovaque. Jan Sokol était enregistré à la Stb comme candidat à une coopération secrète en 1972, et depuis 1989, comme « agent », toujours selon Michal Dzurjanin.

Le pape Jean Paul II avait nommé Mgr Jan Sokol, alors âgé de 54 ans, comme nouvel administrateur apostolique de l’archevêché de Trnava en mai 1988. Il n’y avait pas eu de consécration d’évêques en Tchécoslovaquie depuis le 19 février 1973. L’année suivante, il devenait archevêque de Trnava.

Dans sa réponse écrite à propos des allégations de collaboration avec la police secrète communiste, Mgr Sokol a déclaré qu’elles constituaient une tentative de porter atteinte à la crédibilité de l’Eglise, qui durant les années du totalitarisme communiste, « a été capable d’être du côté de la vérité malgré de grands sacrifices. »

Des accusations douteuses

Le secrétaire de l’archevêque, Tibor Hajdu, a déclaré à l’agence de presse catholique américaine CNS que personne n’a vu le dossier montrant soi-disant Mgr Sokol sur la liste secrète. Ce dossier et tous les documents concernant la Slovaquie occidentale et la capitale, Bratislava, devraient être rendus publics par l’Institut à la fin du mois de mars ou au début avril, selon un calendrier permettant au grand public l’accès aux archives secrètes du régime communiste.

L’une des personnalités de l’Eglise slovaque, l’ancien préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, le cardinal Jozef Tomko, a déclaré à CNS que les accusations visant Mgr Sokol étaient basées sur des informations douteuses. Sous le régime communiste, l’activité de l’Eglise tchécoslovaque a été lourdement paralysée par une politique très restrictive, concernant notamment les nominations épiscopales et le repourvoi des sièges épiscopaux vacants. (apic/cns/kpr/be)

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