Genève: Le COE se penche sur la menace qu’entraîne le changement climatique
Genève, 18 février 2005 (Apic) Le Comité central du Conseil oecuménique des Eglises (COE) préconise des mesures pour sauver les îles du Pacifique menacées par le changement climatique. Il préconise des mesure pour sauver ces îles de la disparition.
Le changement climatique n’est pas une question théorique, mais une question de vie et de mort, ont fait remarquer des représentants de ces îles.
Pour faire face au problème de l’élévation du niveau de la mer qui menace de submerger de façon permanente des centaines d’îles du Pacifique, le Comité central du Conseil oecuménique des Eglises (COE), réuni à Genève du 15 au 22 février, a approuvé une série de mesures en vue de lutter contre les effets désastreux du réchauffement de la planète.
« Nous ne sommes que des petits points dans le vaste océan Pacifique », a fait remarquer Selai Cati, membre de l’Eglise protestante de Kiribati, durant une présentation faite le 18 février par des Eglises membres du Pacifique. « Aujourd’hui il est temps pour nous de devenir davantage visibles sinon nous allons disparaître ». Un message que les Etats-Unis du président Bush et que la Chine, qui se refusent à signer les accords de Kyoto, feraient bien d’écouter.
« Ceci, soit le réchauffement de la planète et le changement climatique qui en résulte, n’est pas une question théorique. Pour nous c’est une question de vie et de mort. Que pourrons-nous encore supporter de plus? » Le protocole de Kyoto sur le changement climatique, entré en vigueur au début de cette semaine est « un jalon », a souligné Selai Cati. Mais il existe des menaces continuelles qui pèsent sur la survie de notre région et auxquelles nous devons répondre ».
Le changement climatique reste la plus grande menace pour notre région, a constaté le pasteur Valamotu Palu, président de la Conférence des Eglises du Pacifique. « Une action est nécessaire, et plus important encore, nous avons besoin de la solidarité de notre famille mondiale ».
Urgence
En adoptant un plan en neuf points intitulé la Déclaration Otin Taai – d’abord approuvée par un colloque des Eglises du Pacifique sur le changement climatique en mars 2004 – le Comité central du COE a mis l’accent sur l’urgence de la menace que le changement climatique fait peser sur les îles du Pacifique.
Il a affirmé son soutien aux efforts des Eglises du Pacifique et autres dans leur lutte contre le réchauffement de la planète. Il a également préconisé une plus grande collaboration de la part de la communauté oecuménique afin d’informer les Eglises et le public sur les effets du changement climatique et de promouvoir des mesures plus énergiques afin de convaincre les gouvernements et les milieux de l’industrie de changer leurs politiques et leurs activités. (apic/eni/pr)
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