Rome: Message de Jean Paul II à l’Assemblée générale de l’Académie pour la vie

« La santé n’est pas un bien absolu »

Rome, 22 février 2005 (Apic) Le pape a affirmé que la santé n’est pas un bien absolu mais doit être préservée, dans un message adressé le 21 février au président de l’Académie pontificale pour la vie. Il s’exprimait à l’occasion de l’ouverture de la 11e assemblée générale de cette Académie, qui se tient au Vatican du 21 au 23 février sur le thème ’Qualité de la vie et éthique de la santé’.

Dans son message, Jean Paul II a souligné que « la santé n’est pas un bien absolu ». Il a aussi regretté que « sous l’impulsion de la société du bien être », le concept de santé ait « subi une déviation » à l’instar de « la notion de qualité de vie », devenue à la fois « réductrice et sélective ». Pour le pape, la santé doit cependant être « gardée et soignée, comme équilibre physico-psychico-spirituel de l’être humain ». Son gaspillage « est une grave responsabilité éthique et sociale ».

Rappelant « l’importance éthique du bien de la santé », le souverain pontife a expliqué qu’il devait « motiver un fort engagement de tutelle et de soin de la part de la société ». « C’est un devoir de solidarité qui n’exclut personne, pas même ceux qui seraient en cause par la perte de leur propre santé », a-t-il affirmé.

Le pape s’est alors interrogé sur la responsabilité des personnes, « pour elles-mêmes et pour les autres », pensant plus particulièrement à « la diffusion de l’alcool, de la toxico-dépendance et au sida ». « Chaque personne a une responsabilité sur sa santé propre et sur celle de celui qui n’a pas rejoint la maturité ou n’a plus la capacité de se gérer tout seul », a-t-il déclaré. « Chacun est surtout appelé à traiter l’environnement avec responsabilité, de telle manière que celui-ci soit salutaire », a-t-il ajouté.

Harmonie corporelle, psychologique, spirituelle et morale

Le souverain pontife a alors appelé la société, en collaboration avec la famille et les autres organismes intermédiaires, à promouvoir « les conditions concrètes pour favoriser la personnalité de chacun », « à partir de la reconnaissance du droit à la vie et de la dignité particulière de chaque personne ». Pour le pape, partout dans le monde, « toutes les dimensions de la personne – corporelle, psychologique, spirituelle et morale – doivent être promues en harmonie ». Et cela suppose la présence « de conditions sociales et environnementales aptes à favoriser un tel développement », devant être mises en place dans tous les pays, ceux en développement inclus.

Jean Paul II a finalement expliqué que « toutes les forces de la science et du savoir doivent être mobilisées au service du bien véritable de la personne et de la société dans chaque partie du monde » à la lumière d’un critère de fond, celui de la dignité de la personne. Pour lui, l’humanité d’aujourd’hui se présente malheureusement, « dans des vastes zones du monde, victime du bien être qu’elle a créée elle-même, et dans d’autres parties beaucoup plus vastes, victime de maladies diffuses et dévastatrices », dont la virulence dérive de la misère et de la dégradation de l’environnement. (apic/imedia/ms/bb)

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