Rome: Déclaration de l’ONU contre le clonage
Rome, 10 mars 2005 (Apic) Le président de l’Académie pontificale pour la vie, craint que la déclaration approuvée par l’Onu condamnant le clonage ne soit pas observée par les pays.
L’assemblée générale des Nations Unies a approuvé le 8 mars 2005 une déclaration engageant les pays à prohiber toute forme de clonage humain, y compris le clonage des embryons pour la recherche à but thérapeutique sur les cellules souches.
Le texte a été approuvé par 84 voix, parmi lesquelles celles des Etats Unis et de l’Italie. 34 voix se sont élevées contre cette déclaration, dont la Grande Bretagne, la Belgique, la Chine et Singapour. 37 autres se sont abstenus.
Ce texte demande aux Etats d’adopter rapidement les mesures législatives nécessaires « pour protéger adéquatement la vie humaine dans l’application des sciences humaines ». Il demande aussi de « prohiber le recours à des techniques d’ingénierie génétique qui peuvent être contraires à la dignité humaine ».
Une manifestation grave
Selon Mgr Elio Sgreccia, perplexe quant à l’efficacité d’une telle déclaration, celle-ci risque « d’être comme une « énonciation formelle » (.), que les pays les plus émancipés n’observeront ensuite pas ». Pour lui, il s’agit là d’une manifestation grave. De plus ajoute-t-il, l’Assemblée générale des Nations Unies n’a pas la force, le courage de faire valoir certains principes d’humanité qui sont essentiels.
Le 20 février 2005, s’exprimant sur Radio Vatican, Mgr Celestino Migliore, observateur permanent du Saint-Siège à l’ONU s’était dit satisfait du vote par l’organisation internationale – le 18 février – d’une résolution non contraignante mais recommandant aux gouvernements d’éviter le clonage humain et les techniques de recherche sur cellules souches embryonnaires. Le texte avait été approuvé par 71 voix contre 35, avec 43 abstentions.
Une longue condamnation
Le 21 octobre 2004, le Saint-Siège s’est exprimé devant les institutions onusiennes en faveur de la mise en place d’un instrument juridique interdisant le clonage de l’embryon humain. Favorable à la recherche scientifique et reconnaissant que la greffe de cellules souches adultes (qui ne soulève aucune question éthique) a sauvé des milliers de vies, le Saint-Siège s’était en revanche opposé au clonage de l’embryon, considéré par certains comme une source potentielle de cellules souches. Ainsi pour le Saint-Siège, le clonage d’embryons restait problématique, aussi bien au niveau scientifique qu’éthique.
Le 21 octobre 2003 enfin, au cours de la 58e Assemblée générale des Nations unies, la délégation du Saint-Siège était également intervenue pour demander que l’interdiction concerne aussi bien le clonage reproductif que le clonage thérapeutique. (apic/imedia/ms/pr)
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