Le gouvernement grec en faveur du départ du patriarche

Jérusalem: Pressions supplémentaires pour Mgr Irénéos Ier

Athènes, 30 mars 2005 (Apic) Le gouvernement grec a implicitement demandé mercredi le départ du patriarche grec orthodoxe de Jérusalem, Mgr Irénéos Ier, accusé d’avoir cédé des immeubles à des investisseurs juifs.

La démission de Mgr Irénéos Ier a déjà été réclamée par l’Autorité palestinienne, puis par un archevêque du patriarcat grec-orthodoxe en Terre Sainte, Mgr Aristarchos, secrétaire général de cette Eglise, qui a joint sa voix à celles qui réclament la démission du patriarche de Jérusalem à la suite d’un scandale provoqué par des allégations de vente de terrains situés à Jérusalem.

Le patriarche grec-orthodoxe Irinéos Ier est soumis à de fortes pressions après la publication d’informations, dans un journal israélien, selon lesquelles un assistant du patriarche aurait vendu des biens près de la porte de Jaffa donnant sur la vieille ville de Jérusalem à des investisseurs juifs étrangers.

«Il est clair que l’image présentée actuellement par le patriarcat n’est pas celle requise et ne renforce pas son prestige», alors que la «seule préoccupation» d’Athènes et de «garantir ce prestige (…) au delà des personnes et des ambitions personnelles», a déclaré le porte-parole du ministère grec des Affaires étrangères, Georges Koumoutsakos.

«Arabiser l’Eglise grecque-orthodoxe»

Interrogé pour savoir si cela signifiait un appel à la démission, il a répondu que «la position de la Grèce de ne pas s’immiscer dans les affaires internes du patriarcat ne doit pas être interprétée à tort comme un soutien à des personnes ou attitudes qui ne soutiennent pas le prestige du patriarcat».

La déclaration du porte-parole intervient après la rédaction d’un rapport rédigé par des experts du ministère à l’issue d’une mission, la semaine dernière, à Jérusalem, pour y éclaircir l’affaire des cessions, sous forme de location pour 99 ans.

Le chargé d’affaire palestinien à Athènes, Ismat Sabri, avait déclaré lundi que l’Autorité palestinienne souhaitait le départ du patriarche, soulignant que le transfert de biens patriarcaux contribuait dans les faits à la «colonisation (juive) de Jérusalem-est». Les parlementaires palestiniens ont d’ailleurs déclaré vouloir «arabiser l’Eglise grecque- orthodoxe» et garantir que les biens de l’Eglise seront à l’avenir contrôlés par les fidèles arabes.

Quant à la Jordanie, qui continue d’exercer une juridiction sur la Vielle ville, elle a pour sa part donné lundi un délai de trois jours à Mgr Irénéos pour s’expliquer. (apic/ag/eni/pr)

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