Le syrien Bachar al-Assad «aux côtés» de George Bush
Rome, 5 avril 2005 (Apic) Le monde entier ou presque sera présent vendredi à Rome pour les funérailles du pape Jean Paul II. Le président syrien sera Bachar al-Assad sera «aux côtés» des présidents Bush et Chirac, mais aussi du Britannique Tony Blair ou de l’Allemand Gerhard Schroeder, ou encore du secrétaire général de l’ONU Kofi Annan. En tout, quelque 200 chefs d’Etat, représentants de gouvernements ou autres personnalités.
Le roi d’Espagne Juan Carlos et le président du gouvernement José Luis Rodriguez, notamment, représenteront l’Espagne officielle. Autres têtes couronnées: le roi de Suède Carl XVI Gustaf de Suède et la reine Silvia
L’ensemble de l’Europe sera présente, d’une manière ou d’une autre, au niveau de la représentation, avec, comme il se doit, une forte délégation polonaise, avec le président Aleksander Kwasniewski et son épouse, l’ex-président Lech Walesa, le Premier ministre Marek Belka, les présidents du Sénat, Longin Pastusiak, et de la Diète, Wlodzimierz Cimoszewicz.
Le président de la Commission européenne, José Manuel Durao Barroso, le président en exercice de l’Union européenne, Jean-Claude Juncker (Luxembourg), et le président du parlement européen Josep Borrell, ont d’ores et déjà annoncé leur présence, au même titre que le président du Portugal. Tout comme le président israélien Moshé Katzav et le Premier ministre Ahmad Qoreï, pour l’Autorité palestinienne. Le Liban sera aussi à Rome.
Le Premier ministre canadien Paul Martin, ainsi que des représentants de l’ensemble de l’Amérique latine, y compris Cuba, feront le déplacement. Des chefs d’Etat ou délégations africaines, de l’Asie et de l’Océanie se trouveront également à Rome. (apic(ag/pr)
Israël: Des survivants israéliens de la Shoah se souviennent avec émotion du pape
Hommage en Israël
Tel Aviv, 5 avril 2005 (Apic) Les Israéliens rendent hommage au pape Jean Paul II et le considèrent comme un grand leader chrétien qui a combattu l’antisémitisme et jeté des ponts historiques de réconciliation avec les juifs qu’il avait appelés «nos frères aînés».
La tristesse à l’annonce de la mort du pape a été ressentie à travers tout le pays – des leaders politiques aux rabbins et aux citoyens ordinaires – et notamment par ceux qui ont connu le pape durant les années qu’il a passées dans sa Pologne natale, indique l’Agence oecuménique ENI. «Il était un homme de paix, un ami du peuple juif, qui reconnaissait sa singularité et qui oeuvrait pour la réconciliation entre les peuples», a déclaré le Premier ministre Ariel Sharon le dimanche 3 avril.
Le pape Jean Paul II avait gagné le coeur des Israéliens lors de sa visite historique en Terre Sainte en l’an 2000 durant laquelle il avait glissé un mot entre les pierres du mur des Lamentations, demandant pardon pour des siècles d’antisémitisme dans les pays chrétiens. Pour les Israéliens qui ont rencontré le pape, sa détermination à lutter contre l’antisémitisme vient du fait qu’il a lui-même connu les horreurs de la Shoah dans son pays durant la seconde guerre mondiale et a perdu de nombreux camarades de classe et voisins juifs. Les Israéliens sont aussi reconnaissants au pape d’avoir établi des relations diplomatiques entre le Vatican et Israël.
Dans son éditorial, le journal «Jerusalem Post» a souligné le lundi 4 avril que le peuple juif se souviendra de Jean Paul II «avec affection et admiration. Il est difficile de ne pas être touché par la compassion et la dignité de cet homme qui, même s’il représentait une religion, est parvenu à symboliser l’esprit religieux pour les croyants de nombreuses religions». Les hommages les plus émouvants ont peut-être été prononcés par ceux qui ont connu Jean Paul II durant sa jeunesse et ont correspondu avec lui après son accession au pontificat.
Idit Ziere se souvient.
Idit Zierer avait 13 ans lorsqu’elle a rencontré Karol Wojtyla, qui allait devenir le pape Jean Paul II. Le corps amaigri par les privations, Idit Zierer, juste sortie d’un camp de concentration où elle avait été détenue, attendait depuis deux jours dans une gare lorsque Karol Wojtyla, alors jeune séminariste, s’approcha d’elle. «Il m’a apporté une tasse de thé et deux énormes tranches de pain et de fromage», a-t-elle raconté. Puis, lorsqu’elle lui a dit qu’elle voulait retourner dans sa ville natale de Cracovie mais qu’elle ne pouvait marcher, il «m’a mise sur son dos, comme un sac de farine et m’a portée pendant quatre ou cinq kilomètres», se rappelle-t-elle. «Il était une âme soeur au vrai sens du terme – un homme qui pouvait sauver une fillette dans cet état, souffrant du froid et de la faim, pleine de poux, et la conduire en sécurité.»
D’après un autre Israélien, ayant survécu à la Shoah, Josef Bilenstock, le pape, qui était un bon élève durant leurs années scolaires, l’aidait à faire ses devoirs. Josef Bilenstock, qui connaissait le pape depuis l’age de trois ans, a écrit dans un hommage publié dans un journal israélien qu’il était attristé par la mort du pape Jean Paul II qui avait tant fait pour le peuple juif mais «qu’avant tout, je suis attristé par la mort de Karol Wojtyla, mon camarade d’école». (apic/eni/pr)
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