Jean Paul II était très attaché à l’organisation internationale

Rome: L’Observateur permanent du Saint-Siège aux Nations Unies

Rome, 7 avril 2005 (Apic) Mgr Celestino Migliore, Observateur permanent du Saint-Siège aux Nations Unies, a rappelé l’attachement de Jean Paul II au travail de l’ONU, lors d’une séance de l’Assemblée générale de l’ONU à New- York, le 6 avril 2005.

L’Observateur permanent du Saint-Siège aux Nations Unies a énuméré les priorités avancées par Jean Paul II en matière de paix et de respect du bien commun, lors d’une séance de l’Assemblée générale de l’ONU à New-York, le 6 avril 2005.

Mgr Celestino Migliore a d’abord remercié le président de la 59e Assemblée générale des Nations-Unies, le Gabonais Jean Ping, d’avoir ouvert la réunion plénière du 6 avril 2005 par un hommage à Jean Paul II, décédé 4 jours plus tôt. Il a aussi remercié les responsables de groupes régionaux et représentants permanents pour leurs propos dépeignant «les exploits d’un homme de paix».

Mgr Migliore a rappelé la première visite du pape au siège des Nations Unies en 1979 lors de laquelle il avait «espéré que l’ONU, en raison de son caractère universel, demeure un lieu efficace d’où évaluer, dans la vérité et la justice, tous les problèmes qui se présentent à l’humanité». L’Observateur permanent du Saint-Siège a aussi mentionné la visite de Jean Paul II le 5 octobre 1995 au cours de laquelle le pape avait souhaité que l’ONU devienne une sorte de «centre moral, où toutes les nations du monde se sentent chez elles, développant une conscience commune de ’famille des nations’».

Mgr Celestino Migliore a ajouté: «A une époque où certains ont cherché à tenir à distance la ’Déclaration Universelle de Droits de l’Homme’ Jean Paul II, à travers les 26 années de son pontificat, en a été l’un de ses plus ardents défenseurs».

Plaçant le droit au-dessus de la force

Le nonce apostolique a encore souligné que Jean Paul II, comme ses prédécesseurs, avait souvent exprimé l’espoir que l’ONU et ses agences soient mieux adaptées à leur mission. Il a noté que le pape souhaitait que les Nations Unies fassent les réformes nécessaires, afin de «mieux servir les sociétés, les économies et les cultures du monde» et que «l’ONU développe des procédures efficaces autres que la guerre pour résoudre les conflits internationaux». A propos des conflits récents, l’archevêque italien a précisé que Jean Paul II avait «toujours recommandé l’application du droit international, plaçant la règle de la loi au-dessus de la règle de la force».

La veille, le 5 avril 2005, Mgr Celestino Migliore avait célébré une messe à la mémoire de Jean Paul II à la cathédrale Saint Patrick de New York. «Dans ma mission diplomatique, j’aime considérer le pape comme un leader du monde, un leader qui n’a jamais cessé d’inspirer admiration et respect, parce que son leadership n’était pas celui du pouvoir, mais plutôt de l’autorité morale», avait-il déclaré. Ajoutant: «Le monde n’a pas encore été transformé par tous ses mots et son activité», mais «Jean Paul II a clairement pris sa place du côté de la paix, du côté des plus pauvres et des plus faibles». (apic/imedia/ami/vb)

webmaster@kath.ch

Portail catholique suisse

https://www.cath.ch/newsf/rome-l-observateur-permanent-du-saint-siege-aux-nations-unies/