Bruxelles: Déception de la Commission des Episcopats de la Communauté Européenne
Bruxelles, 10 avril 2005 (Apic) La COMECE (Commission des Episcopats de la Communauté Européenne) se dit déçue que la proposition de la Commission Européenne pour le 7ème Programme Cadre de Recherche ne définisse pas de limites éthiques claires pour les projets de recherche bénéficiant de financements communautaires par l’UE.
Mgr Noël Treanor, Secrétaire général de la COMECE – une commission des Conférences épiscopales catholiques des Etats membres de l’Union Européenne – , fait part de sa première réaction à la décision de la Commission Européenne prise le 6 avril dernier. Il relève que COMECE soutient le développement de la politique de recherche européenne et souligne l’importance de la recherche tant pour les individus que pour la société. La recherche doit être mise au service du bien commun.
Non à l’instrumentalisation de la vie humaine: clonage, embryons, cellules souches.
La COMECE salue les objectifs de la Commission Européenne visant à coordonner et à améliorer les capacités de la recherche européenne. Il est dès lors judicieux d’augmenter le budget de la recherche de manière significative, estime Mgr Treanor. Cependant, la COMECE réaffirme que la recherche ne peut franchir la limite de l’inviolable dignité de l’être humain.
Pour les épiscopats européens, «l’instrumentalisation de la vie humaine, quel que soit sont niveau de développement, n’est pas acceptable». Et de trouver regrettable que la Commission Européenne n’ait pas tenu compte des objections éthiques fondamentales concernant certains domaines de la recherche, tels que le clonage, la recherche sur des embryons humains et sur des cellules souches embryonnaires humaines. «Pour ces domaines, relève-t-il, il n’existe aucun consensus sur les questions éthiques, tant au sein des Etats membres, qu’entre eux».
La recherche à la lumière de la dignité humaine
Pour Mgr Treanor, il est d’autant plus difficile de comprendre que les considérations éthiques n’aient pas été prises en considération, quand on sait que le Parlement Européen, dans sa résolution du 10 mars 2005, a demandé explicitement à la Commission Européenne d’exclure tout financement communautaire sous le 7ème Programme Cadre de recherche pour les recherches impliquant des embryons humains et des cellules souches embryonnaires. La COMECE espère que la position du Parlement Européen sera prise en compte dans son intégralité au cours de la procédure de codécision et que la protection de la dignité humaine deviendra clairement une priorité.» (apic/comece/com/be)
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