Rome: Sécularisation, avancée des biotechnologies, clivage entre pays riches et pauvres
Rome, 17 avril 2005 (Apic) Pour le cardinal américain George, la sécularisation de la société occidentale, l’avancée des biotechnologies, le clivage entre pays riches et pauvres et le dialogue avec l’islam, sont les défis qui attendent le nouveau pape.
Selon l’archevêque de Chicago, en ces jours de vacance apostolique, les « cardinaux continuent à gouverner l’Eglise jusqu’à ce que le nouveau pape soit élu ». Durant ces jours, nous « allons prier, et beaucoup penser ». « Il y aura bien sûr des discussions avec les autres cardinaux » – des conversations « publiques, où tout le monde s’exprime », et des conversations « privées » ou « individuelles ».
Au cours de leurs rencontres durant les congrégations, les cardinaux ont donné « leurs différentes priorités, en fonction de la partie du monde » d’où ils proviennent. Pour le cardinal américain, il est important saisir « ce qui est à l’esprit des différents cardinaux aujourd’hui ». Car « beaucoup d’entre eux ne connaissent pas toutes ces priorités. C’est pour cela que ces conversations sont si nécessaires », a-t-il insisté. Le langage principal utilisé dans ces conversations est l’italien, a-t-il aussi précisé. Relevant encore qu’il « faut rencontrer les cardinaux et « leur demander ce qui se passe dans leur diocèse ».
L’islam
Interrogé par I.MEDIA, le partenaire de l’Apic à Rome, sur sa propre connaissance des autres cardinaux électeurs, le cardinal George a répondu en français « je connais déjà quelques uns des cardinaux français, je connais aussi les cardinaux d’Amérique latine un peu mieux que les autres. Je suis désormais plus intéressé par le fait de rencontrer les cardinaux africains, asiatiques »…
Interrogé plus particulièrement sur les défis du nouveau pape selon sa propre perspective, le cardinal George a expliqué que les priorités de l’Eglise étaient selon lui celles de « remédier au sécularisme » dans le monde occidental où la religion a déserté la vie publique, de lutter contre « la différence croissante entre les pays riches et les pays pauvres », qui pose de réels problèmes ou encore de réfléchir sur « l’avancée des sciences biologiques qui donnent à l’Eglise de nouveaux défis ». « Le développement des sciences et de la biologie » défie la foi, selon le cardinal et pose des problèmes en terme « d’identité humaine ». Si les enseignements moraux sont pour lui « clairs dans les principes, les applications sont plus floues ». Enfin, le cardinal a évoqué « la question de l’islam », et « du dialogue des religions ». (apic/imedia/ar/pr)
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