Nomination de Mgr Arinze dans l’ordre des cardinaux-évêques

Rome: Le pape confirme les membres de la Curie romaine

Rome, 25 avril 2005 (Apic) Le nouveau pape Benoît XVI a confirmé l’ensemble des membres de la curie romaine et promu le cardinal nigérian Francis Arinze, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, dans l’ordre des cardinaux-évêques.

Selon un communiqué publié le 25 avril, le souverain pontife « a confirmé les membres des dicastères de la Curie romaine jusqu’au terme du quinquennat pour lequel ils ont été nommés par le regretté Jean Paul II ». Par ailleurs, « Benoît XVI a promu à l’ordre des évêques le cardinal Francis Arinze, lui donnant le siège suburbicaire de Velletri-Segni ».

Le 21 avril dernier, deux jours après son élection, le nouveau pape avait déjà confirmé les proches collaborateurs de Jean Paul II dans leurs fonctions. Ainsi, il avait renommé le cardinal secrétaire d’Etat Angelo Sodano, et confirmé le substitut à la Secrétairerie d’Etat Leonardo Sandri, le secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les Etats Giovanni Lajolo, ainsi que les chefs de dicastère et le président de la Commission pour l’Etat du Vatican dans leur fonction pour un temps indéterminé. Il avait, en outre été précisé que les mandats des secrétaires des dicastères de la Curie romaine se poursuivraient jusqu’à la fin de leur quinquennat en cours.

Ces confirmations entrent dans le cadre normal du début de pontificat. Il est prévu que dans les trois premiers mois, le nouveau pape confirme ou non ses collaborateurs de la Curie. Cela n’empêche pas Benoît XVI de procéder à des changements ultérieurs. Il devra en particulier nommer son successeur à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Les 6 cardinaux-évêques éliront leur doyen

La promotion du cardinal Francis Arinze dans l’ordre des évêques à l’intérieur du collège cardinalice porte à six le nombre des cardinaux- évêques. En effet, le cardinal Joseph Ratzinger, élu pape le 19 avril dernier, faisait partie de cet ordre et, par ailleurs, avait été élu doyen du sacré collège des cardinaux par ses pairs, en novembre 2002.

Ancien archevêque d’Onitsha, au sud du Nigeria, le cardinal Arinze est préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements. Il a été longtemps président du Conseil pontifical pour le dialogue intereligieux. Il est âgé de 72 ans. Le siège suburbicaire de Velletri-Segni, assigné au cardinal Arinze faisait partie, au préalable, des ’titres’ honorifiques du cardinal Ratzinger.

Sous peu, les six cardinaux-évêques devront élire en leur sein un doyen et un vice-doyen du collège cardinalice. Ces noms seront alors soumis à l’approbation du pape avant leur publication officielle.

Au moment même de l’élection du cardinal Joseph Ratzinger au siège de Pierre, c’est le cardinal vice-doyen Angelo Sodano qui a assumé la charge de doyen. Ainsi, dans la chapelle Sixtine, c’est lui qui a demandé au nouvel élu s’il acceptait sa charge dans l’après-midi du 19 avril. C’est encore lui qui a remis au nouveau pape l’anneau du pêcheur, insigne de sa charge, lors de la messe d’inauguration de son pontificat, le 24 avril 2005. IMEDIA/VB

Encadré:

Le titre de cardinal-évêque : une distinction honorifique

Le titre de cardinal-évêque, comme ceux de cardinal-prêtre et cardinal-diacre, est une distinction qui n’a plus qu’une valeur honorifique. Elle rappelle l’origine historique du collège des cardinaux, qui est né au XIIe siècle, en 1150, lorsque la réunion des évêques des diocèses entourant Rome – les cardinaux-évêques -, les prêtres des grandes paroisses de la ville – les cardinaux-prêtres -, et les diacres qui assistaient le pape dans le service du diocèse de Rome – les cardinaux- diacres -, devint son organe de consultation habituel. Ils furent appelés ’cardinaux’, du latin cardo-cardinis – ’gond’ -, parce qu’ils occupaient un poste fixe et servaient en quelque sorte de pivot à la vie de l’Eglise de Rome.

Aujourd’hui, cette distinction permet uniquement de classer les cardinaux selon un ordre de préséance. Le titre de cardinal-évêque est ainsi réservé à six d’entre eux, parmi lesquels se trouve le « doyen », qu’ils élisent. C’est lui qui est chargé, au moment de la mort du pape, de communiquer la nouvelle aux autres cardinaux, et de présider les « congrégations générales », – réunions plénières – par lesquelles ils se prépareront à voter pour son successeur. C’est également le cardinal doyen qui demande au nouvel élu, après le dernier vote, s’il accepte de devenir pape.

Parmi les cardinaux-évêques se trouvent actuellement, outre le cardinal Francis Arinze, le cardinal Angelo Sodano, Secrétaire d’Etat du Saint-Siège et vice-doyen, le cardinal Bernardin Gantin, préfet émérite de la Congrégation pour les évêques, président émérite de la Commission pontificale pour l’Amérique latine et doyen émérite, le cardinal Roger Etchegaray, président émérite du Conseil pontifical Justice et Paix, le cardinal Alfonso Lopez Trujillo, président du Conseil pour la famille, le cardinal Giovanni Battista Re, préfet de la Congrégation pour les évêques. Les patriarches des Eglises catholiques orientales qui sont nommés cardinaux sont également des cardinaux-évêques, mais ne participent pas à l’élection du doyen.

(apic/imedia/vb)

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