En présence d’une dizaine de cardinaux

Lyon: Inauguration de la maison restaurée de Pauline Jaricot

Lyon, 27 avril 2005 (Apic) Le jour de l’Ascension, jeudi 5 mai, à Lyon, les cardinaux Crescenzio Sepe et Philippe Barbarin inaugureront la maison de Pauline Jaricot, fondatrice de l’OEuvre de la Propagation de la Foi. Ce lieu est destiné à devenir un lieu de mémoire, de prière et d’ouverture à la mission universelle.

C’est au 42 montée Saint-Barthélémy, dans le 5ème arrondissement de Lyon, sur la fameuse colline de Fourvière, que Pauline Jaricot vécut de 1832 jusqu’à sa mort en 1862. L’inauguration de Lorette, sa maison enfin restaurée, aura lieu en présence de nombreuses personnalités religieuses des cinq continents. Une dizaine de cardinaux et une vingtaine d’évêques sont attendus. Seront présents également les directeurs nationaux des Oeuvres Pontificales Missionnaire (OPM) de 130 pays, sous la direction de Mgr Henryk Hoser, nouveau président des OPM. Le Conseil supérieur des OEuvres Pontificales – qui a toujours lieu à Rome depuis 1922 – sera organisé pour l’occasion à Lyon.

Le Cardinal Sepe, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, sera aussi au rendez-vous, de même que le sénateur maire de Lyon, Gérard Collomb, et d’autres personnalités civiles de l’Etat français. Une comédie musicale sur la vie de Pauline Jaricot sera donnée à 16h30 et à 20h en l’église Saint-Nizier. La deuxième représentation du spectacle sera l’occasion pour les jeunes du diocèse de Lyon de débattre avec le cardinal Barbarin de l’actualité du message de Pauline Jaricot.

Nulle n’est prophète en son pays

Le père Jean-Marie Aubert, directeur des OPM-coopération missionnaire France, attend de cette inauguration qu’elle permette de mieux faire connaître Pauline Jaricot dans l’Hexagone. Paradoxalement, celle-ci est plus connue à l’étranger, notamment aux Philippines, au Mexique ou au Guatemala, où le bâtiment qui a rassemblé les délégués du monde entier lors du 2° congrès missionnaire des Amériques a été baptisé « Pauline Jaricot ».

A Lyon même, la maison où elle vécut une grande partie de sa vie va devenir à la fois un lieu de mémoire, un lieu de prière et un lieu d’ouverture à la mission universelle. Un étage est entièrement consacré à sa vie et à son charisme. Un deuxième niveau est dédié à l’actualisation de son message, c’est-à-dire au travail réalisé par les OPM aujourd’hui dans le monde. Enfin, trois laïques consacrées, membres de « Maria Charis », assumeront une présence de prière et d’accueil. JCN.

Encadré:

Pauline Jaricot, (1799-1862)

Pauline n’a que 17 ans quand elle fait le voeu de virginité et décide de se consacrer à Dieu tout en restant dans le monde. Elle imagine alors un plan: créer un réseau de prière, de collecte de fonds et de diffusion de l’esprit missionnaire, constitué à la base de groupes de dix associés qui donnent chacun un sou par semaine. Son oeuvre se développe rapidement. Au point qu’en 1822, elle peut étendre son soutien spirituel et financier à l’ensemble des missions. C’est ainsi que naît L’oeuvre de la propagation de la foi. Cette extension en divers pays conduira le Saint Siège à lui conférer le statut d’Oeuvre Pontificale et à établir son siège à Rome, avec des directions nationales en divers pays (130 aujourd’hui).

La deuxième partie de la vie de Pauline Jaricot est plus sombre. Sensibilisée par la révolte des canuts lyonnais à la misère du monde ouvrier, elle essaye de créer un système de prêts sans intérêts, puis une entreprise de métallurgie qui, inspirée de l’esprit chrétien, romprait avec l’exploitation éhontée des travailleurs enfants et adultes, courant à cette époque. Roulée dans la farine par des créanciers sans vergogne, elle échoue dans cette tâche. Ruinée, accablée de dettes, seule, elle meurt dans la misère en ayant pourtant gardé une grande force d’âme. J.C.N.

(apic/jcn/bb)

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