Rome: Première audience générale du pape placée sous le signe de l’Europe
Rome, 27 avril 2005 (Apic) Le pape Benoît XVI a relancé mercredi le débat sur les racines chrétiennes de l’Europe, auxquelles, a-t-il dit, « on ne saurait renoncer ».
Devant plus de 15’000 pèlerins, le pape a rappelé le choix de son nom en référence à Saint Benoît, saint patron de l’Europe qui, a-t-il dit, « représente un point de repère fondamental pour l’unité de l’Europe et un rappel fort aux racines chrétiennes de sa culture et de sa civilisation ».
Son prédécesseur Jean Paul II, décédé le 2 avril, insistait régulièrement sur les valeurs chrétiennes de l’Europe, et sous son pontificat, le Vatican avait officiellement « regretté » l’absence de mention de ses « racines chrétiennes » dans la nouvelle Constitution européenne, exprimant son « amertume » à la suite de cette décision.
Il avait critiqué le texte de la nouvelle Constitution européenne pour l’absence explicite de référence à ses racines chrétiennes, affirmant lors d’un Angélus qu’ »on ne coupe pas les racines » qui sont à nos origines.
Le nouveau pape a tenu la première audience générale de son pontificat, mercredi 27 avril 2005 à 10h30. Il a annoncé qu’il reprendrait le cycle des catéchèses de Jean Paul II. Benoît XVI a ainsi renoué avec le traditionnel rendez-vous hebdomadaire de son prédécesseur avec les pèlerins présents à Rome. Ils étaient quelque 15’000 fidèles réunis sur place la Saint-Pierre, baignée de soleil, pour une audience d’une heure et demie.
Pendant plus d’une dizaine de minutes, Benoît XVI, debout dans une jeep blanche, a fait le tour de la Place Saint-Pierre, saluant et bénissant la foule des fidèles présents. Il s’est ensuite installé dans un grand fauteuil blanc et or, au centre du parvis, devant la basilique Saint- Pierre. A ses côtés, se sont installés son secrétaire, le père Georg Gänswein, et le préfet de la Maison pontificale, Mgr James Harvey.
Evoquant la figure de Jean-Paul II, Benoît XVI a affirmé vouloir, comme lui, au début de son pontificat, poursuivre le cycle des catéchèses de son « vénéré prédécesseur », ajoutant lui devoir « un extraordinaire héritage spirituel ».
La dernière des audiences publiques de Jean Paul II, accompagnée d’une catéchèse, remonte au 26 janvier 2005. Mais, la toute dernière audience a précisément eu lieu le mercredi 23 février 2005 lorsque, par liaison télévisée, Jean Paul II avait brièvement salué en plusieurs langues les fidèles réunis dans la salle Paul VI depuis la bibliothèque de ses appartements.
Le co-patron de l’Europe
Mercredi 27 avril, le pape Benoît XVI a souhaité expliquer le sens de son nom. « J’ai choisi le nom de Benoît XVI, a-t-il dit, en référence à Benoît XV, qui a guidé l’Eglise dans la période difficile de la première guerre mondiale », le qualifiant de « courageux et authentique prophète de paix ». Saint Benoît, a rappelé le pape, est co-patron de l’Europe avec les saints Cyrille et Méthode.
Après sa longue intervention en italien, le pape a ensuite résumé sa pensée en français, en anglais, en allemand puis en espagnol. En français, il a particulièrement salué les pèlerins du Gabon et les jeunes de l’école du Foyer de charité de Courset, des fidèles de Corse ou de Nantes.
Un groupe d’une centaine de participants au premier « Symposium de dialogue-chrétien » organisé à Castelgandolfo, près de Rome, par le mouvement italien des Focolari, participait à cette audience. Parmi eux figuraient de nombreux musulmans venus entre autres d’Algérie, du Liban, de Turquie, de Jordanie, du Pakistan ou d’Indonésie. (apic/imedia/ami/pr)
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