Rome: Soupçons d’espionnage contre un dominicain mis en doute

Tout au plus aurait-il donné «involontairement» des informations

Rome, 28 avril 2005 (Apic) Dans le cercle polonais de Rome, on considère comme sans fondement et comme une «manoeuvre politique» le soupçon d’espionnage contre le Père dominicain Corrado Hejmo. Ce dernier n’exclut pas avoir pu donner involontairement des informations

A Rome, dans le cercle polonais proches du Vatican on considère en date du 28 avril comme sans fondement et comme une «manoeuvre politique» le soupçon d’espionnage qui entache la personne du Père dominicain Corrado Hejmo. Le Père Hejmo aurait collaboré avec les services de sécurité communistes polonais dans les années 80. Ces soupçons avaient été émis par l’Institut polonais de la mémoire nationale (IPN), qui instruit les crimes nazis et communistes, et relayés par plusieurs agences de presse.

Le secrétaire privé de Jean Paul II Mgr Stanislaw Dziwisz aurait immédiatement téléphoné mercredi soir 27 avril au Père Corrado Hejmo, qui se trouvait à Varsovie. Ce dernier, directeur de la Maison du pèlerin polonais à Rome, a, le même jour, qualifié l’accusation de «complètement absurde», dans une déclaration à la télévision publique polonaise TVP 3. Cependant il n’a pas exclu avoir donné «involontairement des informations». Il a en outre confirmé avoir été «sollicité» par les services spéciaux communistes à l’époque «comme tous les prêtres en Pologne».

L’IPN, qui instruit les crimes nazis et communistes en Pologne, avait annoncé qu’il disposait des preuves de la collaboration du Père Hejmo, un moine dominicain de 69 ans, avec les services spéciaux de la période communiste en Pologne

Envoyé à Rome en 1979 par le primat de Pologne de l’époque, Mgr Stefan Wyszynski, le père Hejmo y est devenu directeur d’un centre pour pèlerins polonais, Corda Cordi. Dans les années 1980, il organisait l’aide aux immigrés polonais à Rome. (apic/wm/vb)

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