Rome: Les nouveaux Gardes suisses prêtent serment
Rome, 6 mai 2005 (Apic) Le pape Benoît XVI a remercié les Gardes suisses pour leur service accompli depuis le début de son pontificat. Le 6 mai est traditionnellement consacré au serment des nouvelles recrues de la Garde suisse pontificale, qui fête cette année le 500e anniversaire de sa création.
Servir le pape dans la Garde suisse pontificale requiert de vivre une dimension ecclésiastique, tout en faisant preuve d’un grand professionnalisme, a aussi souligné le pape, recevant le 6 mai 2005 les membres de la Garde suisse, à l’occasion de la prestation de serment des nouvelles recrues.
Après un mot d’accueil en allemand, Benoît XVI a remercié les Gardes d’avoir veillé sur lui « depuis les premières heures de son pontificat ». Il a aussi confié qu’il n’avait ainsi pas eu à se préoccuper de sa sécurité, ce qui lui permettait d’accomplir sa mission sans souci dans ce domaine. Le pape s’est alors réjoui que la prise de serment des nouvelles recrues se fasse, aujourd’hui 6 mai, soit peu de jours après son élection, cela lui permettant de leur adresser un mot de « remerciement » et « d’encouragement ».
Il a alors particulièrement salué les 31 jeunes recrues qui seront pleinement intégrées au corps de la Garde suisse dès vendredi par leur prise de serment, ainsi que leurs parents, leur souhaitant d’approfondir « leur foi et leur lien avec le siège pétrinien » pendant ces jours passés à Rome.
Soulignant que le motif de l’engagement des Gardes suisses pouvait avoir été « différent » pour chacun d’eux, le pape les a cependant tous invités à « maintenant, ici au Vatican », vivre « l’esprit » de la Garde suisse. Cet esprit qui se nourrit d’une tradition remontant à près de cinq siècles, découle « des grands idéaux » de « la petite armée », soit la « solidité dans la foi catholique », une « manière chrétienne de vivre convaincue et convaincante », la « fidélité inébranlable » et le « profond amour de l’Eglise et du vicaire du Christ », la « conscience » et la « persévérance dans les taches petites et grandes du service quotidien », le « courage » et l’ »humilité » ainsi que le « sens des autres et l’ »humanité », a expliqué le pape. Car, sans cet esprit, « qui peut susciter un véritable lien spirituel » entre les gardes, la Garde suisse « ne pourrait pas être à la hauteur de sa mission si importante ».
Professionnalisme
Après s’être exprimé en français, Benoît XVI a conclu son discours en italien, soulignant que la collaboration des Gardes suisses au successeur de Pierre requérait « un grand professionnalisme dans les services modernes de sécurité tout en revêtant une dimension ecclésiastique authentique et significative ». Il a enfin invité les jeunes gardes – qui ont entre 20 et 30 ans – à mettre au service de l’Eglise « leur élan juvénile, leur vitalité et leur fraîcheur intérieure ». « Chers gardes, vous pouvez et devez être un exemple et un témoignage vivant » que l’Eglise est jeune, les a-t-il enfin invités.
Comme chaque année, le 6 mai, en fin d’après-midi, les recrues de la Garde suisse pontificale qui ont rejoint le corps au cours des douze derniers mois prêtent le serment de servir le nouveau souverain pontife et de se dévouer à lui, promettant aussi à leurs officiers, respect, fidélité et obéissance. La prestation de serment a eu (aura) lieu dans la cour Saint- Damase, devant le Substitut de la Secrétairerie d’Etat, Mgr Leonardo Sandri et dans les langues allemande, française, italienne et romanche.
C’est en souvenir de la mort des 147 gardes suisses qui défendirent le pape jusqu’à la mort le 6 mai 1527, lors du Sac de Rome par les troupes de l’empereur Charles Quint, que la prestation de serment se fait à cette date.
Cinq siècles d’histoire
La Garde suisse pontificale a été fondée en 1506 par Jules II della Rovere. Provenant des beaux jours de l’armée mercenaire traditionnelle suisse, elle a la réputation d’être l’un des plus vieux corps d’armée du monde. Au cours de l’année 2006, elle fêtera aussi ses 500 ans d’existence. La Garde suisse garantit la protection immédiate du pape, contrôlant les entrées de la Cité du Vatican et surveillant le Palais apostolique, résidence du souverain pontife.
Le corps se compose de 110 hommes, catholiques et citoyens suisses. Pour entrer dans la Garde suisse, il faut avoir moins de 30 ans, un bon état de santé, un casier judiciaire vierge, être célibataire et avoir accompli l’école de recrue de l’Armée suisse. Les gardes s’engagent pour une durée minimum de deux ans. (apic/imedia/ar/pr)
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