Le dialogue oecuménique en bonne voie

Genève: Le secrétaire général du COE rencontre le pape le 16 juin

Genève, 23 mai 2005 (Apic) – Le secrétaire général du Conseil oecuménique des Eglises (COE), dont le siège est à Genève, le pasteur Samuel Kobia, va rencontrer le pape Benoit XVI à Rome le 16 juin. Parallèlement, un représentant du Vatican demande que «le dialogue théologique» soit plus au centre du travail de l’organisation.

«Ce sera la première rencontre du pasteur Kobia, depuis qu’il est devenu secrétaire général du COE en 2004, avec le chef de l’Eglise catholique romaine, indique le communiqué paru le 20 mai du COE.

Le COE regroupe 347 Eglises membres, principalement anglicanes, protestantes et orthodoxes. L’Eglise catholique romaine n’est pas membre du COE, mais elle compte des représentants au sein de certaines instances, entre autres la Commission de foi et constitution qui cherche à promouvoir le dialogue théologique en vue de renforcer l’unité des Eglises.

Pour l’évêque Brian Farrell, secrétaire du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, le COE est un «partenaire essentiel» au sein du mouvement oecuménique. «Mais, a-t-il ajouté, ce n’est pas un secret de dire que nous avons eu certaines critiques à l’égard du COE qui sont aussi partagées par d’autres». L’évêque Farrell a mis l’accent sur le renforcement de Foi et constitution pour le COE et ses Eglises membres.

«Nous estimons qu’à l’époque où Foi et constitution était au centre de la vie du Conseil oecuménique, l’organisation apportait une contribution plus efficace à la quête de l’unité chrétienne», a affirmé l’évêque Farrell dans le cadre de la Conférence mondiale du COE sur la mission et l’évangélisation, tenue à Athènes du 9 au 16 mai.

Au début des années 70, le pape Benoît XVI, qui était alors le professeur de théologie Joseph Ratzinger, était membre de la Commission de foi et constitution. Plus tard, il a été le premier coprésident catholique d’une commission catholique romaine-protestante en Allemagne qui a ouvert la voie à un accord entre catholiques et luthériens sur la doctrine de la justification, qui fut un grand facteur de division au temps de la Réforme.

Pourtant, en tant que gardien de la doctrine du Vatican, le cardinal Ratzinger a suscité des critiques après la publication d’une déclaration en 2000, qui affirmait que les Eglises protestantes n’étaient pas «des Eglises au sens propre». Toutefois, après son élection, le pape a déclaré vouloir promouvoir l’unité chrétienne.

«Tout ce que nous avons entendu concernant les relations oecuméniques nous remplit d’espoir», a souligné l’évêque Farrell. «Le pape y est pleinement favorable.» (apic/coe/vb)

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