Varsovie: Le métropolite Daniel prédit une amélioration des relations catholico-orthodoxes
Varsovie, 26 mai (Apic) Selon un responsable de l’Eglise orthodoxe roumaine, les théologiens orthodoxes et catholiques romains pourraient parvenir à un accord sous le pontificat de Benoît XVI sur la primauté du pape et sur d’autres questions. Le métropolite s’exprimait lors d’un colloque oecuménique sur le renouveau liturgique tenu du 16 au 19 mai au monastère Durau en Roumanie.
« Grâce à la compréhension du pape pour les préoccupations orthodoxes, les théologiens orthodoxes et catholiques romains pourraient parvenir à un accord sous son pontificat. « Même si nous devons être fidèles à nos traditions, nous avons aussi une chance de progresser sur la voie de la communion, en étant plus spirituels et moins diplomates », a déclaré le métropolite Daniel Ciobotea, qui est membre du Présidium de la Conférence des Eglises européennes.
Le rôle du pape est historiquement un des points de friction entre le christianisme orthodoxe et catholique occidental depuis 1054, et les Eglises orthodoxes rejettent le dogme de l’infaillibilité pontificale, affirmé en 1870 par le Concile Vatican 1er. Mais le métropolite Daniel estime qu’une nouvelle « synthèse entre la compréhension catholique et orthodoxe de la primauté » est aujourd’hui possible.
L’épineuse question de la primauté du pape
« Le pape a dit que qu’on ne peut attendre des Eglises orthodoxes qu’elles acceptent tout ce qui ne s’inscrit pas dans notre tradition commune sans un dialogue, y compris les dogmes papaux », a déclaré le métropolite au correspondant de l’agence oecuménique ENI. Le colloque oecuménique sur le renouveau liturgique tenu du 16 au 19 mai au monastère Durau en Roumanie, dans lequel s’est exprimé le métropolite, était coorganisé par le métropolite Daniel Ciobotea et le responsable de l’Eglise catholique romaine en Autriche, le cardinal Christoph Schöborn.
Selon le métropolite Daniel, la question de la primauté du pape a été éclipsée ces dernières années « par des questions existentielles » auxquelles sont confrontées les Eglises orthodoxes. Parmi celles-ci figure ce que les orthodoxes considèrent comme le prosélytisme pratiqué par des catholiques dans des régions traditionnellement orthodoxes depuis la chute du communisme en Europe orientale et dans l’ancienne Union soviétique.
Les orthodoxes se plaignent aussi du renouveau post-communiste des Eglises grecques-catholiques qui suivent la liturgie orthodoxe mais sont restées fidèles à Rome. Toutefois, le pape Benoît, dans plusieurs déclarations faites depuis son élection le 19 avril, s’est engagé à promouvoir l’oecuménisme et à entretenir des contacts avec d’autres Eglises. Du côté du Vatican, d’une source inofficielle, on apprend qu’une Commission internationale de dialogue entre les Eglises catholique et orthodoxes qui s’était arrêtée en 2000 en raison de désaccords était sur le point de reprendre. (apic/eni/vb)
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