Athènes, 26 mai 2005 (Apic) Le gouvernement grec pourrait retirer le passeport diplomatique du patriarche orthodoxe de Jérusalem Irénéos 1er. Le prélat, ressortissant grec, a vu sa demande de destitution entérinée par les chefs des Eglises orthodoxes à Istanbul le 24 mai par un synode des responsables d’Eglises orthodoxes mondiales à Istanbul. Un porte-parole gouvernemental a indiqué jeudi 26 mai que la décision grecque était pendante. «La décision n’a pas été prise pour le moment, mais le retrait du passeport diplomatique ne peut pas être exclu», selon le porte-parole grec Théodore Roussopoulos.
Né sur l’île grecque de Samos et nommé à la tête du patriarcat de Jérusalem en 2001, le patriarche est impliqué dans la vente de terrain appartenant à l’Eglise de Jérusalem à des investisseurs juifs. (apic(ag/vb)
Genève: OMS, le président du Conseil pontifical dénonce:
Manque d’attention aux plus pauvres en matière de soins
Genève/Rome, 26 mai 2005 (Apic) Le président du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé, le cardinal Javier Lozano Barragan, a dénoncé le manque d’attention aux malades les plus pauvres lors d’une intervention devant l’Organisation mondiale de la santé (OMS), à Genève, le 18 mai 2005.
La Salle de presse du Saint-Siège, le 26 mai 2005, a rendu publique l’intervention du cardinal mexicain à l’occasion de la 58e Assemblée mondiale de la Santé. Le cardinal Lozano Barragan a aussi souligné le rôle de l’Eglise catholique dans la lutte contre le Sida.
Intervenant en espagnol le 18 mai 2005 au cours de la 58e Assemblée mondiale de la Santé, le cardinal mexicain en charge de ces questions au Vatican a regretté que les maladies infectieuses soient «plus virulentes dans les pays les plus pauvres qui, précisément à cause de leur pauvreté, n’ont pas de ressources pour pouvoir obtenir les médicaments». Ainsi, chaque année, ces maladies sont responsables du décès de 17 millions de personnes dont 90% vivent dans les pays en voie de développement.
Le cardinal Lozano Barragan a aussi déploré que 95% des malades du Sida n’aient pas d’argent pour payer les antirétroviraux, les médicaments utilisés pour combattre certains virus dont celui du Sida. «Actuellement, a- t-il ajouté, on ne trouve même pas sur le marché de certains de ces pays (en voie de développement, ndlr) les médicaments pour traiter ce qu’on appelle ’les maladies de pauvres’, comme la tuberculose, le paludisme, la variole, la dengue hémorragique, la leishmaniose, certaines formes de méningite, la maladie du sommeil, etc.»
«1223 nouveaux médicaments ont été introduits sur le marché entre 1975 et 1997, a noté le cardinal Lozano Barragan, et durant ces 22 années seuls 13 ont été consacrés au traitement des maladies infectieuses tropicales». Et d’ajouter que, sur un budget annuel total estimé entre 50 et 60 billions de dollars (USA) pour la dépense de médicaments, seuls 0,2% sont consacrés à des maladies respiratoires, à la tuberculose et à des maladies diarrhéiques. Le cardinal mexicain a alors souligné qu’on estime pourtant que ces maladies sont responsables de 18 % de décès dans le monde.
Un nombre importants de centres médicaux financés par l’Eglise catholique
Le cardinal Lozano Barragan a relevé que «26,7% des centres de soin pour les patients atteints du virus du Sida dans le monde sont assurés par l’Eglise catholique». Il a ensuite rappelé la création par Jean-Paul II, l’année passée, de la fondation ’Le bon Samaritain’ destinée à soutenir particulièrement les malades du Sida et dont le travail consiste à «acheter des médicaments pour les plus nécessiteux» dans 11 pays d’Afrique, un d’Asie et un autre de l’Amérique latine. Le président du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé a affirmé que «le nouveau pape, Benoît XVI, a approuvé avec plaisir cette fondation». En décembre 2004, Jean-Paul II avait versé la somme de 100 000 euros à la fondation ’Le bon Samaritain’ dont il avait souhaité la création quelques mois auparavant.
Puis, le chef du dicastère de la santé au Vatican a pointé le doigt sur la question de l’avortement. «Il est terrible de constater que, sur 211 millions de nouveaux êtres humains qui sont conçus, on compte 46 millions d’avortements, 32 millions entre ceux qui meurent prématurés ou à la naissance et seulement 133 millions qui parviennent à naître et à vivre». Les chiffres avancés par le prélat sont tirés du Rapport mondial de la santé 2005 édité par l’OMS elle-même.
Enfin, le cardinal Lozano Barragan a affirmé que Benoît XVI est «très préoccupé par les problèmes de santé dans le monde», en particulier en ce qui concerne les êtres «les plus menacés» et a aussi assuré l’OMS de la collaboration du Saint-Siège.
Du 16 au 25 mai 2005, la 58e Assemblée mondiale de la Santé s’est tenue à Genève, organe directeur suprême de l’OMS qui se réunit une fois par an. Elle est composée de délégués représentant les 192 Etats membres de l’OMS. Cette année, l’Assemblée s’est particulièrement penchée sur la révision du règlement sanitaire international et sur un projet de stratégie mondiale de vaccination. Le Saint-Siège, observateur auprès de l’organisation, y a participé avec une délégation de sept personnes conduite par le cardinal Javier Lozano Barragan, président du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé. (apic/imedia/ami/vb)
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