Bruxelles: Après le rejet du Traité constitutionnel, politiciens interpellés
Bruxelles, 6 juin 2005 (Apic) Les craintes sur le plan social, économique et sécuritaire, ainsi qu’une mauvaise information sont responsables du rejet par la France et les Pays-Bas du Traité constitutionnel pour l’Europe, constate Mgr Noël Treanor, secrétaire général de la Commission des épiscopats de la Communauté européenne (COMECE).
«Les inquiétudes des citoyens requièrent du courage et des réponses cohérentes de la part de nos responsables politiques tant au niveau national qu’européen», a déclaré Mgr Treanor, secrétaire général de la COMECE, dont le siège est à Bruxelles. «Ce ’non’, a affirmé Mgr Treanor, traduit de véritables inquiétudes concernant les problèmes sociaux, économiques et sécuritaires au sein des Etats membres et interroge la réelle capacité de la politique de l’Union européenne de répondre à ces défis».
Par ailleurs, le secrétaire général de la COMECE déplore que le vote négatif soit en partie le résultat d’une mauvaise information et d’une communication inadéquate. «Tous les citoyens d’Europe, les citoyens chrétiens en particulier, doivent redonner vigueur à leur appréciation de l’importance politique et sociétale du projet européen et des succès dont il a été porteur jusqu’à ce jour», a-t-il lancé.
Le projet européen reste aussi vital aujourd’hui pour la promotion de la paix, le développement économique, et le maintien de la cohésion et de l’intégration sociale qu’il l’a été pendant cinquante ans, insiste-t-il. A ce jour, 11 Etats membres (en incluant la Belgique où les instances fédérales se sont déjà prononcées), représentant 51,42 % de la population européenne ont déjà ratifié la Constitution. Les Français et Néerlandais représentent environ 77 millions de personnes, soit environ 16% de la population de l’UE. (apic/eni/be)
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