Kenya: Les responsables d’Eglises approuvent les mesures contre le tabagisme
Nairobi, 9 juin 2005 (Apic) Les responsables d’Eglises du Kenya approuvent le projet du gouvernement d’interdire de fumer dans les lieux publics, une mesure qui, affirme-t-il, aurait sauvé la vie d’une partie des 8’000 fumeurs et 4’000 fumeurs passifs qui meurent chaque année dans le pays.
«Nous saluons cette initiative. Elle aurait dû intervenir plus tôt pour protéger la population, car les non-fumeurs sont exposés au tabagisme passif», a déclaré le pasteur Peter Karanja, doyen de la cathédrale anglicane de Nairobi au correspondant de l’agence oecuménique ENI.
Le ministre de la santé du pays, Charity Ngilu, a annoncé le 31 mai – Journée mondiale sans tabac – que le gouvernement allait prendre cette mesure, et aussi augmenter les taxes sur les produits dérivés du tabac de 15% pour dissuader les fumeurs. Mais pour le pasteur Wellington Sanga, secrétaire de la conférence de l’Eglise méthodiste, cette proposition ne va pas assez loin.
«Ceci ne résoudra pas le problème», a-t-il dit, en soulignant que le tabac a encouragé certains jeunes à passer aux drogues dures. Le pasteur Patrick Mungiriria, de l’Eglise presbytérienne de Saint-André, s’est félicité de cette mesure d’interdiction de fumer dans les lieux publics. Mais il a rappelé que des mesures similaires prises en 1980 et 1990 ont échoué, car elles n’ont pas été renforcées, a déploré le pasteur Mungiriria.
Selon le gouvernement kenyan, en 2004, l’industrie du tabac a rapporté cinq milliards de shillings (65 millions de dollars EU) en taxes, mais le coût du tabagisme a été pour l’Etat d’environ 25 milliards de shillings à cause des maladies et des décès entraînés par la dépendance à l’égard du tabac. (apic/eni/vb)
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