Italie: Constitution EU: Prodi regrette l’absence de références aux racines chrétiennes
Rome, 30 juin 2005 (Apic) L’ex-président de la Commission européenne, actuel chef de l’opposition en Italie, Romano Prodi regrette l’absence de références aux racines chrétiennes dans la nouvelle Constitution européenne, rejoignant ainsi la position des papes Jean Paul II et Benoît XVI.
«La demande commune à toutes les Eglises d’une reconnaissance explicite dans le préambule de la Constitution du rôle historique du christianisme n’a pas été acceptée. Je pense que cet aspect représente vraiment un maillon manquant», écrit M. Prodi dans une lettre adressée à «La Repubblica», que publie jeudi le quotidien proche de l’opposition.
«Les religions présentes historiquement en Europe, en particulier le christianisme (…) peuvent apporter une contribution essentielle en tant que facteurs d’intégration et de fraternité, éléments culturels qui dépassent et transcendent la signification ethnique des patries et contribuer ainsi à une nouvelle saison de l’européisme et à la vocation universelle de l’Europe», écrit M. Prodi.
Tout en soulignant la nécessité du «plein respect de la laïcité», M. Prodi relève qu’»une Europe qui renierait son propre passé, qui renierait le fait religieux et ne tiendrait pas compte de la dimension spirituelle, serait fortement diminuée par rapport au projet ambitieux qui mobilise toutes ses énergies: construire l’Europe de tous».
Le «non» péremptoire des Français et des Néerlandais à la Constitution, qui entraîne plus qu’un blocage pour l’Europe, fait sans doute réfléchir plus d’u n politiciens, estiment certains observateurs. (apic/ag/pr)
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