« Une nouvelle et violente attaque contre la famille »
Rome, 1er juillet 2005 (Apic) La légalisation du mariage homosexuel en Espagne et au Canada est une nouvelle et violente attaque contre la famille, estime « L’Osservatore Romano », après les votes de l’Espagne et du Canada.
Dans son édition datée du 1er juillet 2005, le quotidien du Saint- Siège dénonce les « nouvelles » et « violentes attaques contre la famille » en commentant la légalisation du mariage homosexuel en Espagne et bientôt au Canada.
« Ce sont des attaques violentes et ciblées contre la famille naturelle – celle fondée sur l’union entre un homme et une femme – qui continuent à parvenir de certaines parties du monde », peut-on ainsi lire en page deux de « L’Osservatore Romano ».
Dans la matinée du 30 juin 2005, les députés espagnols ont définitivement adopté le projet de loi autorisant le mariage homosexuel, faisant de l’Espagne le quatrième pays à reconnaître le droit au mariage entre personnes de même sexe après la Belgique, les Pays-Bas et le Canada. Cette loi donne aussi aux homosexuels le droit d’adopter des enfants. Le texte a été adopté par 187 voix contre 147 et quatre abstentions par les députés espagnols, malgré les nombreuses critiques de l’Eglise de la péninsule ibérique et son rejet par les sénateurs le 22 juin dernier.
Le 18 juin dernier, les opposants au mariage entre personnes de même sexe étaient descendus dans les rues de Madrid par dizaines de milliers afin de manifester leur opposition à la loi, à l’invitation du Forum espagnol pour la famille.
Le 28 juin 2005, c’est la Chambre des Communes d’Ottawa (Canada) qui a approuvé un projet de loi légalisant le mariage des couples homosexuels. Ce texte devra encore être entériné par le Sénat, une formalité attendue d’ici fin juillet. Avant l’adoption d’une législation fédérale, la grande majorité des provinces canadiennes avaient autorisé l’union entre homosexuels.
Le quotidien du Saint-Siège affirme que la loi fédérale approuvée au Canada, « bureaucratiquement dénommée ’C-38’ », a été « discutée » et demeure « discutable ». « Il est prévu, regrette encore le quotidien, que son adoption, malgré la vive opposition de nombreux secteurs de la société canadienne, soit approuvée aussi par le Sénat et devienne ainsi une loi d’Etat ». APIC
Encadré
Le 6 juin 2005, Benoît XVI a condamné la dissolution du mariage par les unions libres et les ’mariages homosexuels’ dans un discours prononcé pour l’ouverture d’un congrès du diocèse de Rome sur la famille. Intervenant longuement sur la mission de la famille dans la communauté chrétienne, devant des centaines de prêtres, de religieux et de familles réunis dans la basilique romaine de Saint-Jean de Latran, le pape avait ainsi affirmé que « les différentes formes actuelles de dissolution du mariage, comme les unions libres et le ’mariage à l’essai’, jusqu’au pseudo mariage entre personnes de même sexe, sont au contraire des expressions d’une liberté anarchique qui se fait passer, à tort, pour la vraie libération de l’homme ».
« Une telle pseudo liberté, avait alors continué Benoît XVI, se fonde sur la banalisation de l’homme », dont la « supposition est qu’il peut faire ce qu’il veut de lui, son corps devenant ainsi une chose secondaire ». Evoquant « le fondement anthropologique de la famille », le pape avait déclaré que « le mariage et la famille ne sont pas une construction sociologique casuelle », ajoutant que cette construction ne saurait « être remplacée par d’autres ». (apic/imedia/ami/pr)
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