Suisse: Le dalaï-lama s’exprimera à guichets fermés devant 10’000 personnes
Zurich, 14 juillet 2005 (Apic) La visite du dalaï-lama en Suisse embarrasse les sphères politiques suisses. Le chef spirituel tibétain, en Suisse du 2 au 12 août, s’exprimer néanmoins à guichets fermés le 7 août à Zurich devant 10’000 personnes. Cela malgré le coût particulièrement élevé des billets d’entrée: 400 francs.
Pour la conférence que le dalaï-lama donnera sur « la compassion, source de tout bonheur », les organisateurs annoncent que tous les billets, vendus 450 francs suisses (300 euros), ont été distribués. Cela 10 jours seulement après leur mise en vente.
La conférence au stade Hallenstadion de Zurich passe pour le « clou de la visite du chef spirituel tibétain en Suisse du 2 au 12 août. Il enseignera les principes du bouddhisme dans ce même stade pendant huit jours à raison de quatre heures par jour. Jamais le dalaï-lama n’a donné d’enseignement aussi long dans un pays occidental, selon les organisateurs.
Le dalaï-lama est déjà venu à 14 reprises en Suisse, pays qui compte quelque 3’000 Tibétains, ce qui en fait la plus grande diaspora tibétaine en Europe. Sa dernière visite remonte à 2003. Il s’entretiendra le 4 août avec le ministre suisse de l’Intérieur, Pascal Couchepin, « en tant que chef spirituel de la communauté bouddhiste tibétaine », s’empresse-t-on de préciser Berne.
Les autorités chinoises ont pris contact avec le gouvernement suisse à propos de cette rencontre, mais sans obtenir son annulation, a indiqué le ministère des Affaires étrangères.
L’étape d’Einsiedeln
Le Dalaï-lama sera tout d’abord accueilli à l’Abbaye d’Einsiedeln où aura lieu une rencontre interreligieuse. Pour l’occasion, il sera l’hôte de l’Abbé Martin Werlen pour une visite privée, dans le cloître d’Einsiedeln, où il se rendra dès son arrivée à Zurich le 2 août. Une rencontre interreligieuse et des prières pour la paix dans le monde sont au programme. Pour des raisons de sécurité, l’entrée au cloître d’Einsiedeln ne sera possible qu’avec un laisser passer, comme l’indique le service d’information de l’Abbaye d’Einsiedeln.
Le Dalaï-lama a fui son pays en 1960. Accueilli par l’Inde de Nehru, il a établi un gouvernement tibétain en exil à Dharamsala, au nord de l’Inde. Souhaitant moderniser les institutions théocratiques du Tibet, il a mis en place diverses structures afin que les Tibétains puissent faire « l’apprentissage de la démocratie ». Le Dalaï-lama préside le kashag, ou cabinet, et il existe une assemblée tibétaine élue, d’où est issu un gouvernement, présidé par Samdhong Rinpoche. (apic/ag/vb/pr)
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