Côtes-d’Armor: Avec l’arrivée des Anglais, les initiatives oecuméniques se développent
Saint-Brieuc, 18 juillet 2005 (Apic) Avec l’arrivée en France de nombreux ressortissants anglais dans les Côtes-d’Armor, en Bretagne, un vent d’oecuménisme passe sur le Département. Rien de nouveau, certes, mais plusieurs initiatives récentes ont permis à la communauté chrétienne d’en prendre davantage conscience, note le quotidien français « La Croix ». Qui cite quelques exemples, pour décrire cet oecuménisme, qui rend plus fraternel que le « combat » pour l’attribution des JO.
Qu’il s’agisse de cette chapelle bretonne ouverte aux anglicans, ou de l’animation oecuménique proposée à Fréhel cet été, l’idée en revient aux habitants. « Ce sont des opportunités que nous avons saisies et encouragées plutôt qu’une volonté émanant du diocèse », reconnaît le Père Laurent Le Boulch, vicaire épiscopal et délégué à l’information et à la communication. « Mais nous avons aussi des actions concrètes qui s’inscrivent dans la durée. C’est tout le contraire d’un oecuménisme de façade ou de circonstance », confie-t-il au journaliste Jean-Luc Poussier.
Parmi ces initiatives figurent le café théologique qui, depuis trois ans, se tient une fois tous les deux mois dans un bistrot de Saint-Brieuc, le café Rolais, que l’écrivain Louis Guilloux fréquentait en son temps. Une petite équipe de protestants et de catholiques y anime des soirées.
Autre exemple marquant: l’invitation lancée aux représentants des Eglises anglicane, orthodoxe et réformée, à expliquer devant une soixantaine de responsables catéchétiques ce qui unit et sépare les chrétiens. La rencontre s’est tenue il y a quelques jours.
Parmi les initiatives qui ont récemment marqué les esprits, l’auteur de l’article note la convention signée entre le P. Guy Marzin, curé de Rostrenen, et le révérend Roger Fray, prêtre anglican, pour l’utilisation de l’église de Bonen, près de Rostrenen. « Il y a de plus en plus d’Anglais en Centre-Bretagne, explique Guy Marzin. Nous avons pris l’habitude, depuis quatre ou cinq ans, de faire une célébration commune au moment de Noël dans l’église de Locarn, entre anglicans et catholiques. De plus, comme les anglicans souhaitaient disposer d’un lieu de culte pour se réunir de temps en temps, nous avons décidé de partager cette église, en accord avec l’évêque et la commune qui est propriétaire de l’église ». (apic/cx/jlp/pr)
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