Angola: Le Saint-Siège réagit à l’agression contre l’administrateur apostolique de Cabinda
Luanda, 24 juillet 2005 (Apic) Le Saint-Siège a ordonné la fermeture de la paroisse de l’Immaculée Conception dans le diocèse angolais de Cabinda et la suspension de son curé, l’abbé Casimiro Congo. Les deux mesures, entrées en vigueur le 20 juillet, font suite à l’attaque dont a été victime sur l’administrateur apostolique, Mgr Eugenio Dal Corso.
«Il est illicite de célébrer des cultes dans cette paroisse jusqu’à nouvel ordre», a déclaré le nonce apostolique en Angola, Mgr Angelo Becciu.
Mgr Eugenio Dal Corso, nommé récemment administrateur apostolique à Cabinda par la Vatican, a été victime d’une agression devant sa cathédrale de l’Immaculée Conception le 18 juillet, juste avant de célébrer la messe. Il a été battu par ses agresseurs sans qu’aucun fidèle ne soit intervenu, puis transporté à l’hôpital.
Le nonce apostolique Angelo Becciu a demandé aux fidèles catholiques de Cabinda, qui «souffrent dans le silence, à parler et à manifester leur communion avec le pape et avec le nouvel évêque, en isolant et en s’éloignant des personnes ayant des comportements qui inspirent la haine et la désobéissance». De son côté, le clergé angolais a exhorté le gouvernement à déployer des efforts pour surmonter les causes de la souffrance vécue par la population de Cabinda.
Nouvel évêque refusé par une partie du clergé
L’enclave angolaise de Cabinda, riche en puits de pétrole, est l’objet de nombreuses tensions parmi les quelque 225’000 catholiques qui y résident. En février, une partie du clergé et des fidèles avaient refusé le nouvel évêque, Mgr Filomeno Vieira, du fait qu’il ne provenait pas de l’endroit mais de la capitale Luanda.
Mgr Vieira n’a pas pu entrer en fonction jusqu’à maintenant. Le Vatican est venu en aide en nommant l’archevêque du Luanda, Mgr Damiao Franklin, administrateur apostolique de Cabinda. Ce dernier est originaire de cette enclave. Puis à la mi-juillet, c’était au tour de l’évêque Eugenio dal Corso, évêque de Sauroîmo, d’être nommé administrateur apostolique de Cabinda. Les motifs du refus de l’évêque Vieira Dias étaient davantage politiques qu’ecclésiales. Cette enclave de 7’120 km2, riche en pétrole, est marqué par la présence d’un fort mouvement séparatiste, très lié à une partie du clergé. (apic/ibc/bb)
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