Appel des Eglises chrétiennes pour la paix

France: 60 ans après Hiroshima et Nagasaki

Paris, 1er août 2005 (Apic) 60 ans après Hiroshima et Nagasaki, les Eglises chrétiennes de France s’inquiètent de l’échec de la 6e conférence de révision du Traité de non prolifération (TNP), tenue à New York en janvier dernier.

Dans une déclaration signée du président de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France, Mgr Emmanuel, du président de la Fédération protestante, le pasteur Jean-Arnold de Clermont et du président de la Conférence épiscopale, Mgr Jean-Pierre Ricard, le Conseil d’Eglises chrétiennes en France (Cecef) a appelé lundi à donner à l’ONU les moyens de remplir sa mission de paix soixante ans après les bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki au Japon, qui ont précipité le monde dans l’ère nucléaire.

«Nous en appelons à la responsabilité des chefs d’Etat et de gouvernement pour que, lors du Sommet des Nations unies qui les réunira en septembre à New York, ils donnent à l’organisation les moyens de remplir sa mission essentielle de maintien de la paix et de la sécurité internationales» en tenant compte de «l’intérêt de tous, notamment l’accès des plus pauvres au développement», peut-on lire dans le communiqué du Cecef.

«En ces jours de mémoire douloureuse, nos Eglises s’inquiètent de l’échec de la sixième conférence de révision du Traité de non-prolifération (TNP) qui s’est tenue à New York au mois de mai», souligne le Cecef. Pour ce dernier, «l’absence d’accord sur les moyens d’empêcher la dissémination d’armes atomiques, la remise en cause des engagements pris en 2000 par les cinq grandes puissances nucléaires reconnues de réduire leur arsenal, le refus de certains pays dotés de l’arme nucléaire d’adhérer au TNP sont autant de menaces qui planent sur l’humanité tout entière».

L’horreur des armes de destruction massive

Les 6 et 9 août 1945, les villes d’Hiroshima et Nagasaki étaient entièrement dévastées en quelques secondes par des bombes atomiques lancées par les Etats-Unis. Le Cecef «ne peut oublier les centaines de milliers de victimes directes de la bombe atomique et les souffrances physiques et morales endurées jusqu’à aujourd’hui par d’innombrables hommes, femmes et enfants».

Pour le Cecef, Hiroshima et Nagasaki devrait rappeler l’horreur que recèle l’emploi d’armes de destruction massive, nucléaire, biologique et chimique. «Les recherches pour les rendre utilisables ou les efforts pour les obtenir, qu’ils viennent d’Etats ou de groupes politiques, ne peuvent être que condamnés par les hommes de bonne volonté». (apic/com/pr)

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