La Paz, 5 juillet 2005 (Apic) Le thème de la l’annulation de la dette extérieure « afin que la Bolivie puisse commencer une nouvelle ère de son histoire », sera au centre de la campagne du chef de l’opposition et des « cocaleros » (cultivateurs de coca) bolivien, Evo Morales, député du Mas (Mouvement vers le socialisme). Le leader d’un vaste mouvement de révolte sociale a ouvert une campagne électorale qui, en vue du scrutin du 4 décembre, s’annonce longue et précoce. La dette, mais aussi bien d’autres problèmes comme ceux de la terre ou des privatisations seront aussi largement débattus. S’exprimant dans son village natal d’Orinoca, région reculée indigène aymara des hauts plateaux, Morales a estimé que si la Bolivie obtient l’annulation de la dette, elle aura les ressources nécessaires pour développer une vraie politique sociale. Arrivé en seconde position à la présidentielle de 2002, Morales est pour l’instant à la troisième place dans les sondages, après l’ex-président Jorge « Tuto » Quiroga, au pouvoir de 2001 à 2002, et l’entrepreneur et ex-ministre de la Planification Samuel Doria Molina. Lors des présidentielles de 2002, Washington, par l’intermédiaire de son ambassadeur, avait exercé de grosses pressions sur les pouvoirs politiques et économiques de la Bolivie, menaçant de retirer les aides américaines en cas de succès de Morales. (apic/misna/pr)
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