Berne: Il y a quarante ans, installation de la première femme pasteur à Schlosswil
Berne, 25 août 2005 (Apic) Il y a exactement 40 ans, le 29 août 1965, l’Eglise protestante de Berne procédait à l’installation d’Edith Meier comme première femme pasteur du canton de Berne. La cérémonie eut lieu dans la commune de Schlosswil, près de Konolfingen, aux portes de l’Emmental.
Aujourd’hui, les pasteures représentent le quart de l’ensemble des postes pastoraux au sein des Eglises réformées Berne-Jura-Soleure. 132 pasteures sont en effet au service des Eglises réformées des cantons de Berne, Jura et Soleure. Même si les femmes pouvaient étudier la théologie depuis 1917, pendant des décennies, elles n’ont pas été autorisées à exercer leur profession, relèvent les Eglises réformées dans un communiqué.
Femme pasteur: Université et Eglise unanimement contre
Ce n’est qu’au bout de longues années de lutte que des modifications ont été apportées à la Constitution de l’Eglise d’abord, à la loi bernoise sur les Eglises nationales ensuite, pour permettre aux femmes d’exercer le pastorat. Lorsqu’en 1917, la première femme s’est immatriculée à la Faculté de théologie, l’Université et l’Eglise étaient unanimes pour empêcher l’accès des femmes au ministère pastoral.
Si elles voulaient exercer leur profession, les théologiennes formées n’avaient d’autre choix que de se contenter de remplacements ou d’un emploi comme assistante de paroisse. Ce n’est qu’au milieu des années 50, avec l’évolution de la position de la femme dans la société, que les théologiens ont été amenés à réviser leurs positions et à partager leurs droits et prérogatives avec leurs collègues femmes.
A l’issue d’un débat souvent vif et passionné, les paroisses bernoises ont approuvé en 1963, à une très large majorité, une modification de la Constitution de l’Eglise nationale réformée évangélique permettant l’éligibilité des femmes à la fonction de pasteures.
Seuls les hommes avaient alors le droit de vote
Le Grand Conseil prit alors acte de cette volonté de la population de réaliser le principe d’égalité et prépara un projet de révision de la loi sur les Eglises nationales bernoises qui fut approuvé le 28 février 1965 à une écrasante majorité par 93’682 oui contre 39’635 non. Une résultat historique si l’on pense qu’à l’époque, seuls les hommes avaient le droit de vote.
Aujourd’hui, la présence des femmes est devenue chose courante. A la fin 2005, 132 pasteures étaient au service des Eglises réformées Berne-Jura- Soleure, ce qui représente le quart de l’ensemble des postes pastoraux. La part des femmes devrait continuer à augmenter ces prochaines années si l’on considère les effectifs actuels des étudiants de la Faculté de théologie de l’Université de Berne. Au semestre d’hiver 2005, sur un total de 237 étudiants, près de la moitié (128) étaient des femmes. (apic/com/be)
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