Les évêques suisses prennent aussi des vacances

Apic série (V)

Mgr Denis Theurillat a rechargé ses accus avant les JMJ

Fribourg, 26 août 2005 (Apic) Cinquième volet de la série «Les évêques suisses prennent aussi des vacances», ce nouveau voyage de l’Apic à travers l’été lève aujourd’hui un brin de voile sur les semaines «récupératrices» de Mgr Denis Theurillat, évêque auxiliaire de Bâle

«L’évêque des jeunes» a rechargé ses batteries sur Fribourg et en Valais avant de se rendre en août aux JMJ en Allemagne. Priorité aux loisirs: rencontres, lecture, ballades, et surtout récupération.

Apic: Avez-vous pris des vacances cette année. Si oui, où était-ce ?

Mgr Theurillat: Oui, bien sûr, comme chaque année. C’est indispensable. Sinon, on devient «épuisé». Cette année, c’était à l’abbaye d’Hauterive près de Fribourg, puis en Valais, à Troistorrents, avec des membres de ma famille.

Apic: Quels ont été vos loisirs, et comment avez-vous articulé vos vacances ?

Mgr Theurillat: Il faut dire d’abord que j’avais un besoin énorme de repos et que j’avais besoin de me ressourcer aussi.

Alors à l’abbaye d’Hauterive, j’ai célébré l’eucharistie et suivi les offices des moines, à l’exception des Matines. 4h15h, c’était un peu tôt. Et les offices rythmaient ma journée, faite de toutes petites promenades, de lecture et de correspondance. Il faut dire aussi qu’avec bonheur, dans le calme, j’ai préparé mes deux catéchèses pour la JMJ de Cologne. J’ai très bien vécu mes vacances à Hauterive, ce fut merveilleux. J’y retournerai volontiers, si les moines m’accueillent.

En Valais, j’ai profité de «bien vivre» avec ma famille et de prendre du temps aussi avec le prêtre de la paroisse, qui nous accueillait si fraternellement et généreusement. Ce ne fut que du bonheur: excursions, repos, jeux, repas. Naturellement, lorsque l’on est entre parents, on peut aussi beaucoup partager. Ce furent des journées privilégiées et qui font beaucoup de bien.

Apic: Au total, vos vacances ont duré combien de temps ?

Mgr Theurillat: Alors deux semaines à Hauterive et 5 jours en Valais.

Apic: A quoi prêtez vous attention durant vos vacances?

Mgr Theurillat: Le petit déjeuner est très important. Un temps de prière et savoir quand et où je célèbrerai l’eucharistie. La joie d’avoir le temps de lire la presse, d’observer la nature, . de contempler.

Comme déjà mentionné, selon le temps qu’il fait aussi, pouvoir s’aérer ou simplement rester dans son lieu de vacances, où l’on peut profiter des personnes avec lesquelles on est, pour se divertir, pour faire autre chose de ce que l’on fait habituellement.

Apic: Que signifie pour vous le mot «vacances» ?

Mgr Theurillat: La racine latine de ce mot a une belle signification. «Vacare»: être exempt de .. ! Vous vous rendez compte? Etre exempt des réunions, des téléphones, des e-mails, des rencontres personnelles, des visites pastorales, etc.

Vous vous rendez compte? Etre exempt des soucis pastoraux, relevant de notre ministère. Fermer la porte de son bureau. Savoir prendre du recul.

Vous vous rendez compte? Ne pas devoir se dire: «ce soir, de nouveau une réunion» ou encore «il faut que je termine cette lettre délicate», ou enfin «dimanche prochain: une célébration importante, il faut que je trouve le temps de la préparer».

Les vacances: être libre, pour être cependant encore davantage avec Dieu et avec ceux avec lesquels on a choisi de passer des vacances. C’est super! C’est cela pour moi des vraies vacances.

Les vacances: trouver le repos du corps et de l’âme, pour mieux servir au retour.

Apic: Vous arrive-t-il de travailler, même un peu, durant les vacances?

Mgr Theurillat: Pourquoi pas, si le travail que je pense faire me détend. Et si possible un travail qui ne ressemble pas ou pas trop à celui que je fais durant l’année. Par exemple, la lecture. Pendant l’année – hélas! – je n’ai pas beaucoup de temps pour la lecture. Alors pendant les vacances je profite de lire l’un ou l’autre ouvrage que je tire de ma pile de livres à lire. C’est du travail, mais en même temps c’est passionnant.

Apic: Quels souvenirs d’enfance pouvez-vous raconter?

Mgr Theurillat: Il y a à peu près 45 ans de cela. Ma famille ne partait pas en vacances. Mais ma joie, c’était d’aller dans le village voisin, dans la famille de ma marraine et de mon parrain, 2 voire 3 semaines. Avec mes cousins et cousines, quelle joie! Et comme ma marraine et mon parrain étaient tellement aimables, vous pouvez vous représenter la scène.

Ou alors chez une tante et un oncle, qui habitaient en France à la frontière et qui étaient sans enfants. Là les vacances avaient lieu encore davantage pour eux que pour moi.

Je me dis enfin que les vacances, c’est bien user du temps qui nous est donné, pour semer le bonheur autour de nous. Ainsi le bonheur ne peut que grandir en nous. (apic/bb)

webmaster@kath.ch

Portail catholique suisse

https://www.cath.ch/newsf/apic-serie-v/