Mauritanie: Condamnation du putsch et appel à un Etat de droits
Mauritanie, 26 août 2005 (Apic) Un putsch, le 3 août, a renversé le président mauritanien Maaouiya Ould Taya, alors absent du pays. Sous la présidence de l’ancien chef d’état sénégalais Abdou Diouf, le Conseil permanent de la Francophonie a décidé de suspendre provisoirement sa coopération avec le régime militaire.
Trois semaines après le putsch porté au pouvoir une junte militaire guidée par Ely Ould Mohammed Vall, l’Organisation de la francophonie (Oif, qui compte 10 membres et 10 observateurs) a annoncé l’envoi d’une mission qui évaluera les modalités d’accompagnement pour un prompt rétablissement de la démocratie en Mauritanie.
Quant au Conseil Permanent de la Francophonie (Cpf), il a décidé d’ouvrir une suspension qui, cependant, ne concerne pas les programmes qui bénéficient directement aux civils. Il demande en outre à la junte de préciser et respecter le calendrier de la transition – qui devrait durer 2 ans -précédemment établi, tout en collaborant avec les observateurs internationaux envoyés à Nouakchott.
«Le putsch étant déjà consommé, il faut maintenant travailler pour un retour à la démocratie», avait déclaré Abdou Diouf Wade, dès le lendemain du coup d’Etat.
Toujours sur le front diplomatique, Olusegun Obasanjo (président du Nigeria et de l’Union africaine) et le président Libyen, Mouammar Kadhafi, ont unanimement condamné le coup d’Etat et lancé un appel conjoint à la junte mauritanienne afin qu’elle prenne des mesures immédiates pour mettre fin au régime militaire dans le pays et restaurer un état de droit. Les deux dirigeants ont également rappelé que «l’Afrique s’est déjà exprimée d’une seule voix contre les changements de pouvoir non démocratiques». Dès lors, selon eux, la Mauritanie ne peut jouer aucun rôle au sein de l’Union Africaine. (apic/misna/ts)
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