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Bâle-Campagne: La Conférence pastorale opposée au travail du dimanche

Birsfelden, 1er septembre 2005 (Apic) La Conférence pastorale de l’Eglise catholique du canton de Bâle-Campagne est opposée au travail du dimanche. Elle vient de prendre position dans ce sens contre la révision de la Loi sur le travail, attaquée par un référendum populaire.

L’extension du travail du dimanche, telle qu’elle est prévue par la révision de la Loi sur le travail, donnerait la possibilité d’ouvrir le dimanche aux commerces sis dans les aéroports et les gares et attestant d’un chiffre d’affaires annuel d’au moins 20 millions de francs. Aux pharmacies et magasins d’alimentation actuels s’ajouteraient, dans vingt- cinq centres ferroviaires, des commerces de détail et des services.

Le dimanche doit également à l’avenir ne pas être travaillé, a demandé mercredi la théologienne Gabriele Kieser dans son adresse à la Conférence pastorale de Bâle-Campagne qui tenait sa réunion à Birsfelden. Rejetant la libéralisation, elle a demandé que les citoyen(ne)s suisses rejettent la proposition de modification de la loi sur le travail proposée au peuple suisse en novembre prochain.

L’alliance contre l’extension du travail du dimanche, emmenée par les deux centrales syndicales suisse USS et Travail.Suisse, se dit confiante face à la prochaine votation populaire du 27 novembre suite à son référendum. Le parti démocrate-chrétien (PDC) soutient par contre son conseiller fédéral Joseph Deiss, ministre de l’économie, qui plaide pour l’ouverture des magasins le dimanche dans les gares et les aéroports.

Certes, admet le parti démocrate-chrétien, «le dimanche doit rester un jour de congé au cours duquel les familles se retrouvent», mais à ses yeux certains magasins – par exemple dans les gares pour couvrir les besoins des voyageurs – doivent être autorisés à ouvrir, dans certaines situations.

La protection du dimanche va bien au-delà de la dimension religieuse

Outre des organisations syndicales, politiques et de consommateurs, la Commission nationale suisse «Justice et Paix», représentante des Eglises, s’engage également pour la protection du dimanche, car «il s’agit de savoir dans quelle société nous voulons vivre demain».

La Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS) et la Conférence des évêques suisses (CES) partagent l’inquiétude de voir le dimanche, jour de repos et de congé, «vidé de sa substance». Elles rejoignent ainsi les syndicats qui craignent également que la libéralisation partielle demandée ne manquera pas d’aboutir à une demande de libéralisation généralisée des heures d’ouverture des commerces le dimanche et les jours fériés. (apic/fram/wm/be)

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