Etats-Unis: Plusieurs centaines d’immigrants clandestins morts dans le désert en une année
Washington, 2 septembre 2005 (Apic) Plus de 1,1 million d’immigrants illégaux ont été appréhendés en un an par la police des frontières américaines, la fameuse « Border Patrol ». Au moins 229 immigrants ont péri lors du passage clandestin de la frontière mexicaine depuis le 1er octobre 2004, selon les données de l’ »US Border Patrol ».
L’Etat de l’Arizona est le point de passage le plus important des clandestins qui franchissent la frontière avec le Mexique, pourtant sévèrement gardée. Cette frontière ressemble de plus en plus au « mur de Berlin », mais les clandestins latino-américains cherchent toujours à gagner l’eldorado, quitte à y laisser leur vie. D’après la police des frontières, le nombre de ces clandestins victimes de la chaleur étouffante du désert de l’Arizona s’élève à au moins 229 en un an. Beaucoup succombent à la soif et à la chaleur qui dépasse régulièrement 40°, voire 44°.
Selon la BCC, dans un comté d’Arizona, les autorités utilisent une remorque réfrigérée pour entasser les corps des immigrants clandestins, car la morgue est pleine. La morgue du Comté de Pima, en Arizona, peut contenir 120 corps, mais les responsables ont fait appel à un réfrigérateur permanent pour doubler sa capacité. Et si les conditions climatiques continuent de cette façon, il faudra agir ainsi chaque année, estime Bruce Parks, responsable médical du Comté, dont le chef-lieu est Tucson. Les températures des régions désertiques occidentales sont restées extrêmement élevées durant tout l’été.
La police des frontières met en garde les familles contre le risque que font courir les passeurs qui cachent au passage de la douane des enfants dans les sièges des voitures ou des camions, le tableau de bord, le moteur, voire même le réservoir à essence. Quand les immigrants clandestins meurent dans le désert, les autorités du Comté les font autopsier et tentent de trouver leur nom. En cas d’insuccès, elles les font enterrer après six mois comme personnes non identifiées. Souvent les passeurs confisquent les cartes d’identité et les autres documents des clandestins, pour éviter que la police puisse remonter la filière. (apic/bbc/be)
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