Transmettre «aide et solidarité»
Rome, 11 septembre 2005 (Apic) Mgr Paul Josef Cordes, président du Conseil pontifical Cor Unum, chargé de la ’charité du pape’, est arrivé en Louisiane le 10 septembre 2005. Il effectuera des visites dans la zone sinistrée et engagera Cor Unum dans la reconstruction.
Comme annoncé lors de l’Angélus du 4 septembre dernier, Benoît XVI a chargé Mgr Cordes de se rendre en Louisiane pour «transmettre sa solidarité en même temps que l’aide concrète aux populations» touchées par l’ouragan Katrina. «Cette mission de l’envoyé du pape (…) entend aussi encourager les institutions catholiques qui oeuvrent dans la phase d’urgence pour contribuer à préparer le moment de la reconstruction».
Le 10 septembre, Mgr Cordes est arrivé à Bâton Rouge, capitale de la Louisiane. Il y a rencontré Mgr Robert Muench, évêque du lieu, et le Père Larry Snyder, président de la ’Catholic Charities USA’. C’est dans la cathédrale de la ville que le 11 septembre, le président du Conseil pontifical Cor Unum devait célébrer une messe en souvenir des victimes de la catastrophe naturelle et de celles de l’attentat du 11 septembre 2001.
Dans l’après-midi du 11 septembre, Mgr Cordes doit rencontrer les évêques de Louisiane et le gouverneur de l’Etat, accompagné par le cardinal Théodore Edgard McCarrick, archevêque de Washington et membre de la délégation du Saint-Siège envoyée en Louisiane. A l’issue de cette rencontre, la délégation vaticane devait se rendre auprès des sinistrés du delta du Mississipi réfugiés à Bâton Rouge.
Le 12 septembre, Mgr Cordes rencontrera les autorités locales et effectuera une visite dans la zone sinistrée, à Biloxi sur le Mississipi. Une conférence de presse est prévue ce même jour. Enfin, le 13 septembre, le président du Conseil pontifical se rendra à Washington à la rencontre des autorités fédérales.
Les pertes économiques liées à au cyclone Katrina, qui a frappé le côté sud des Etats-unis le 29 août pourraient se monter à 100 milliards de dollars. L’Amérique redoute la paralysie des installations portuaires de Louisiane. Le nombre des victimes, des sans-abris et des réfugiés reste encore inconnu. Le delta du Mississippi – le septième delta de la planète (30 000 km2) – où vivent les 1,4 millions d’habitants de La Nouvelle-Orléans – submergée à 80 % – est un des lieux les plus vulnérables du monde, estiment de nombreux spécialistes. Ils ont largement expliqué combien Katrina était à leurs yeux une catastrophe annoncée. De son côté, le président George Bush a accepté l’aide internationale le 1er septembre, après l’avoir refusée. (apic/imedia/hy/vb)
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